Le Jardin du Graal de Philip FORRER

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By Lo Stas

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En ce dimanche 11 juin 2017, ensoleillé et caniculaire, nous avons apprécié la fraîcheur du grand Jardin du Graal, chez Philip FORRER, dans l’AUDE.

À l’entrée du lieu-dit, une grande forêt défile. Le chemin est jonché de troncs soit à droite, soit à gauche. Philip nous expliqua, plus tard dans la journée, qu’il déplace ces troncs de temps en temps, afin que les véhicules ne roulent pas toujours au même endroit, et ne déforment le chemin.

Au bout de dix minutes de ce paysage forestier, enfin, nous découvrons le lieu magique. Des panneaux nous invitent vers le Jardin, derrière la grande maison divinement restaurée sur deux étages. C’est de ses propres mains que Philip l’a entièrement rénovée, depuis 34 ans qu’il réside sur les lieux. Il nous montra plus tard dans la journée, les photos de ce mas en ruine dans les années 80.

Le Jardin se dévoile à nos yeux en un grand parc où les différentes parties sont agencées harmonieusement. Philip nous attend et nous accueille autour d’une de ses bonnes tisanes sauvages, sous le grand frêne qui prône à l’orée du jardin. Le pépiement joyeux des oiseaux rythme la course des abeilles solitaires entre les massifs. Philip nous narre alors les légendes du Graal. Face à nous, des ruches vides que Philip a conservées depuis plus de 34 ans ; il était apiculteur avant son emménagement dans l’AUDE.

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Ensuite, Philip nous emmène pour une délicieuse balade gustative surprise où les saveurs des légumes sauvages, des fleurs, des fruits, colorent nos papilles, nos ventres ainsi que nos esprits. La douceur des pétales d’hémérocalles et des roses trémières, le subtil parfum de la mélisse de Moldavie et du fenouil, le léger piquant des graines de moutarde, le puissant du raifort, le poudreux du chénopode multicolore, le citronné des oxalis, le tonifiant des jeunes graines d’ortie, le chatoyant des pétales de roses, et même le verdoyant des petits pois, nous révolutionnent autant que la vue des gigantesques plantes qui s’épanouissent en ce lieu.

Puis il nous explique sa technique des buttes. Il creuse le sol et y dépose des troncs de pin et/ou sapin morts et pas encore en état de décomposition, ensuite il remet la terre en respectant l’ordre des couches. Enfin, il recouvre d’un mulch de tonte du jardin et d’aiguilles de pin et de sapin. « Cette technique peut se faire sur n’importe quel sol, pour produire du sol en 6 mois en situation humide que ce mulch favorise. » Philip n’arrose jamais alors qu’il a des mares à proximité.

Nous arpentons le long des sinueuses allées les pieds nus. Il précise : «  Je veux parler d’Énergie, je voudrais dire qu’il est, selon ma propre expérience, important de marcher si possible pied nu, car l’énergie reçue par la tête peut seulement être utile si cela peut s’écouler vers la terre. Nous sommes de cette manière branchés, connectés, nous sommes entre le plus et le moins, électriquement, et c’est profitable pour notre énergie. Si vous branchez seulement un fil dans la prise électrique, pas de lumière, ou pas un appareil qui fonctionne, il faut deux fils, donc si nous sommes isolés par des bottes ou chaussures modernes, notre énergie sera puisée de notre propre corps, notre batterie se décharge lentement et on se sens inutilement fatigué. »

Il poursuit : « Pour la terre, la lumière solaire est vitale, sans lumière, pas de vie sur terre, le soleil est source d’énergie, le représentant du créateur pour la terre.

Si on couvre les panneaux photovoltaïque avec des vêtements, pas de production d’électricité, si on couvre les plantes du jardin avec des vêtements, les plantes vont blanchir et mourir, idem pour les humains, si on se couvre trop, résultat, on se coupe d’une grande source d’énergie. On ne s’imagine pas ce qu’on manque comme énergie, donc captez le plus possible la lumière avec votre corps.

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Sous le mûrier noir Morus nigra L.

Une autre source d’énergie importante est la respiration consciente : lentement, on peut ancrer la respiration sur une mélodie ou sur des paroles d’un chant qui dure souvent 7 secondes ; donc inspirer 7 secondes, retenir 7 secondes, expirer 7 secondes, bloquer 7 secondes, etc etc. Si c’est trop, au début, on peut commencer avec moins de secondes.

Ces sources d’énergie sont gratuitement disponibles partout, c’est une énergie inépuisable. »

Ainsi, pour son jardin également, Philip utilise ces énergies qu’il capte grâce à des antennes qu’il fabrique et à des aimants (de micro-onde entre autre exemple). Ce n’est pas de l’électroculture ni de la magnétoculture, insiste t il et « les gens vraiment curieux de la théorie sur l’électroculture peuvent voir sur internet et Rustica de 1978 http://www.bargainorgonite.com/wp-content/uploads/2013/05/OK_electriser_le_potager_1978.pdf »

Donc Philip place des antennes de 2m50 en cuivre et zinc, sur les buttes ; le sol contient du silicium qui est conducteur. « C’est le zinc qu’il faut utiliser car le fer ou l’aluminium sont fortement électro négatif ; donc le ciel est électro positif et le zinc de l’antenne absorbe l’énergie. Puis le cuivre conduit vers le sol qui est électro négatif dans la plupart des cas, pas toujours, mais souvent il est électro négatif et il va redistribuer toute cette énergie au travers du sol. L’antenne fait aussi osmose, elle attire l’humidité du sol grâce à l’électricité juste assez pour la survie des plantes : c’est l’électro osmose. Cela réduit fortement les besoins en arrosage. Connaissez-vous le Pr G.Lakhovsky ? Il existe aussi l’effet Lakhovsky. »

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« L’antenne est un arbre qui ne fait pas d’ombre. Chaque arbre est une antenne qui reçoit et donne l’énergie dans le sol. Mais si il y a trop d’ombre, on ne peut pas faire les buttes sous l’arbre. Avec l’antenne, la même quantité d’énergie arrive dans le sol, et vous pouvez cultiver parce qu’il y a le soleil en plus. C’est une question d’électricité, si on coupe l’électricité, l’arbre meurt, la sève ne monte plus. »

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Philip a constaté que ces techniques doublent ses récoltes. « Les buttes sont comme des mini centrales où s’échangent les électrons entre Terre et bois de sapin ou d’arbres, entre Terre et couche végétale, entre couche végétale et plantes qui y poussent. Les buttes font rayonner de Bonheur et produisent l’Abondance, même en hiver. Cet hiver j’ai ramassé une salade qui pesait 5kg la pièce malgré -10°c ! »

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Puis nous poursuivons notre découverte à la rencontre de toutes ces fabuleuses plantes géantes qui se déploient sous l’énergie solaire rayonnant en ce lieu. La passion de Philip pour Dame Nature flotte dans les airs et tout autour de nous. Nous voyageons sur les chemins entre les buttes où les légumes, racines, bulbes, à feuilles ou à graines, plantes à fleurs se côtoient. C’est un joyeux fouillis où espèces vivaces, sauvages, médicinales, annuelles se ressèment à leur bon gré, mêlent savamment leurs couleurs. Parfois Philip pratique un semis ici, une plantation là, mais son Jardin reste seul maître à bord.

« Certaines plantent, non consommées, fleurissent et montent en graines. Ainsi, les cardons dont les têtes se consomment comme celles de son descendant l’artichaut, et ont plus de goût que ce dernier. Les tiges de cardons, appelées cardes, aussi se consomment, c’est pareil pour l’artichaut, une fois blanchi, on enlève les fils, et on les cuit en vapeur. On peut aussi les utiliser crues en jus, c’est très agréable à boire, été comme hiver, tout le temps. J’ai encore de très grands cardons l’hiver. Par contre les feuilles ne se consomment pas, elles sont très amères. »

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« Dans les buttes, tout est creux. C’est lié à la présence des rongeurs mais ils ne font pas beaucoup de dégât. Ils ont mangé un pied d’artichaut cette année. Pourtant j’ai beaucoup de rongeurs. Avant, j’avais des buttes en pyramides dont une grande de 3 mètres de hauteur. Daniel Fargeas ‘Les fiches écologiques’  était un vieil ami. Il a trouvé un livre pendant la guerre, écrit par un officier français durant l’occupation des terres africaines, qui parlait d’un peuple qui ne travaillait pas, et qui, une fois leur habitat en bois local conçu, faisaient des jeux et l’amour. Ils ne cultivaient rien grâce à leurs buttes. Tout autour des cabanes, il y avait des montagnes de buttes, ils y jetaient tous leurs déchets et ils vivaient l’Abondance. Ils ne vivaient que de ça. Daniel n’a pas retrouvé le livre, et je ne connaissais pas les dimensions de ces buttes. De retour chez moi, j’ai donc fait des pyramides de bois et d’arbres, de 3 mètres de hauteur, j’ai mis des planches pour monter les brouettes, j’ai recouvert avec la terre et tout ce que j’ai trouvé comme des ronces broyées. Et puis je me suis retrouvé en Afrique ! Vraiment inimaginable ! Des plantes grandes, gigantesques ! Parce que j’avais fais les pyramides, orientées Nord-Sud aussi. Quand je touchais le sol, il y avait une avalanche de petits vers de terre qui sortaient car ils pensaient fuir les petits rongeurs. Avec le temps, les rongeurs ont fait un château dedans et à la longue, ils ont mangé toutes les racines. Donc j’ai tout démonté et j’ai fait 16 petites pyramides. Très bon résultat, mais pareil, à nouveau des châteaux pour les rongeurs, des cylindres de grandes galeries. Et de nouveau, dans toutes les pyramides, toutes les racines étaient bouffées. Potimarrons, courgettes, morts. J’ai tout démonté et à présent les buttes sont en longueur, dans n’importe quel sens, Nord-Sud, Est-Ouest. Je trouve encore des galeries dans les buttes mais plus aucun dégât comme avec les pyramides. L’an dernier, j’ai trouvé une seule pomme de terre qui a été grignotée. C’est tout, ils ne mangent plus les racines des plantes. Ils mélangent la terre d’origine avec le broyât. L’arrosage attire les rongeurs. »

Le soleil au zénith, nous retournons sous le grand frêne partager le repas et écouter Philip nous conter son Jardin secret.

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Il dit : « j’ai oublié de vous parler de ce qu’est le résultat des  actes conscients : chaque pas pieds nus conscients est une sensation de premier ordre. En faisant de telle manière que l’avant pied touche d’abord le sol, à la suite on se sent porté vers l’avant et très léger. Pour la respiration consciente, chaque respiration donne un état de merveille dans tout le corps. On connait bien la sensation quand on s’expose aux lumières à la plage, sensationnel ! Ces trois sensations donnent une autre dimension à la vie auparavant inconnue pour peu qu’on sache y prêter attention. Selon moi c’est important pour la paix intérieure et ensuite se propage autour de chacun. À noter que la respiration consciente est la plus difficile car nos pensées ne veulent absolument pas être mises de côté, la pensée veut nous dominer, nous occuper en permanence. »

Philip FORRER est à la fois paysagiste, artiste et doux rêveur qui se laisse porter sur les ondes magnétiques au cœur de son Paradis terrestre. Il nous a offert un voyage vers le Graal, parmi de sacrées plantes. Nous étions comme suspendus au-dessus des airs colorés de lumière dans cet écrin de verdure. Ce joyau horticole nous a tous enchantés. Cette promenade nous aura t elle aidée, entre visible et invisible, à mi chemin entre le réel et l’imaginaire, dans notre quête d’identité spirituelle ?

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 » Le mythe est à la base de tout, et celui-ci est plus fort que l’Histoire. » G.Moigne.

Article de Lo Stas, membre Perma’Sol permaculture de l’Association des Jardiniers de TOURNEFEUILLE 

Tous les textes inscrits entre guillemets sont les paroles texto de Philip FORRER sauf la citation de G.moigne.
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Le sol en une petite histoire

Bonjour,
Voici quelques illustrations techniques (non exhaustives) sur le sol et un petit texte qui l’accompagne, en espérant que cela vous divertisse.
Bonnes récoltes
😉

Idées en vrac

Sol_vivant Entente discrète entre épinards et agarics

Il faudrait toute une vie pour réussir à comprendre un peu le sol. C’est pourquoi il est impératif de le soigner et de lui redonner de la vigueur. Comment? En lui foutant la paix, oui Madame! Notre plancher est tellement complexe que nous commençons à peine à entrevoir l’ampleur des dégâts occasionnés par l’homme. Les connaissances qu’il nous faudra acquérir pour pouvoir le comprendre dans son ensemble et le soigner sont faramineuses.

Le hibou lui s’en cogne totalement, en particulier le moyen-duc qui loge dans le toit chez Micheline et Didier. Mais oui, vous savez les voisins bizarres adeptes de la permaculture. Ceux qui sont arrivés au bout de trois ans à trouver un équilibre acceptable dans leur potager.  Les voilà qui s’empressent de photographier leurs trophées, et les partagent prestement sur les réseaux sociaux. Lui, assis sur son fauteuil favoris à compter les « likes »…

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Retour du CCP de mai/juin vécu à la Messicole

Super apport enrichissant !

Permacultricenherbe

UPP

Du 24 mai au 02 juin, a eu lieu le Cours de Conception de Permaculture, au sein de la Messicole et porté par Steve Read, fondateur de l’Université Populaire de Permaculture.

J’ai eu l’occasion de pouvoir coordonner et mener quelques interventions, que je souhaite partager.

le sol

L’ écologie cultivée

L’arbre et la Forêt : forêt_arbre

Keyline Design : Présentation_keyline

Phytoépuration : Eau et traitement

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Conférence du 27 avril 2016: Friches, une expérience communale

« Créer de nouvelles communalités, ne serait-ce pas reconnaître ces lieux pour la polyvalence de leurs usages et instaurer de nouveaux espaces de cuisine, d’entrepôt etc. comme cela est déjà le cas par défaut ? »

LA SEMEUSE*

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Dans le cadre du séminaire Pratiques de soin et collectifs
Sur une proposition de Josep Rafanell i Orra

Deuxième saison
« Friches: une expérience communale »  –

Avec :

Olivier Pousset, documentaliste et habitant d’Aubervilliers.

Léonard N’guyen Van Thé et Henri Taïb, fondateurs de l’Ecole Spéciale des Espaces Libres, artistes et jardiniers sur la Petite Ceinture.

Dans la métropole, sous sa gouvernance territoriale et sa logique de valorisation spatiale, la friche est un espace interstitiel, une percée, une interruption des flux : les choses n’y circulent plus comme elles le devraient.

Dans ces espaces-là, d’autres modes de vies, d’autres problématiques se formulent : ce que Josep appelle des affirmations de régimes d’existences.

Régimes d’existences qui, de lieux gênants pour les pouvoirs publics sont en passe de devenir une manne économique au service de la gentrification, comme le sont par exemple  le collectif d’artistes Wonder à Bagnolet, s’occupant du…

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Gelées tardives, Lune Rousse et Saints de Glace

Gelées tardives, Lune Rousse et 5 deg’ glaces :

Le Jardinage Naturel

Le début de la Lune Rousse commence à la nouvelle lune qui suit Pâques (Pâques étant le dimanche qui suit la première pleine lune de printemps) et se termine à la nouvelle lune suivante. Pendant cette période il arrive que de jeunes pousses ou des bourgeons soient brûlés alors que la température de l’air reste au-dessus de zéro.

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La lumière de la Lune n’a rien à voir avec cette expression, mais c’est le roussissement des jeunes feuilles qui a donné son nom à ce phénomène trouve sa cause dans un équilibrage des températures entre le sol et les régions atmosphériques hautes. En effet, quand le ciel est dégagé, les températures s’équilibrent par rayonnement et ce rayonnement est plus important au sol et sur les plantes que dans l’air. Ce qui a pour conséquence que la température peut être juste au-dessus de zéro dans l’air alors qu’au niveau des plantes elle…

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Arbustes pour les coins ombragés

Si vous voulez meubler un jardin d’ombre d’arbustes, il faut savoir quelles variétés planter, car la plupart des arbustes préfèrent le soleil ou, tout au plus, la mi-ombre. Seulement quelques espèces peuvent vraiment se plaire dans un secteur vraiment ombragé, soit un qui ne reçoit que très peu de soleil direct.

Jardinier paresseux

20170805A Daderot, WC Certaines azalées (Rhododendron spp.) se plaisent parfaitement à l’ombre. Photo: Daderot, Wikimedia Commons

Si vous voulez meubler un jardin d’ombre d’arbustes, il faut savoir quelles variétés planter, car la plupart des arbustes préfèrent le soleil ou, tout au plus, la mi-ombre. Seulement quelques espèces peuvent vraiment se plaire dans un secteur vraiment ombragé, soit un qui ne reçoit que très peu de soleil direct.

Les arbustes suivants offrent tous cette possibilité et ont aussi la capacité de tolérer la présence de racines d’arbres. Il est possible qu’ils poussent un peu clairsemés à l’ombre ou y fleurissent moins abondamment, et leur croissance aussi peut être plus lente, mais au moins ils s’y acclimateront.

Autres facteurs

Il faut quand même respecter aussi la zone de rusticité, indiquée ici (vous pouvez cultiver des plantes de votre zone de rusticité et de toute zone de rusticité moindre; par exemple, si vous résidez en…

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AGRICULTURE DE CONSERVATION, AGRICULTURE NATURELLE, AGROÉCOLOGIE, PERMACULTURE ET AGROFORESTERIE

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FOCUS SUR AGRICULTURE DE CONSERVATION, AGRICULTURE NATURELLE, AGROÉCOLOGIE, PERMACULTURE ET AGROFORESTERIE au travers des livres pour apprendre à soigner la Terre Nourricière : la Collection Sciences et Techniques Agricoles de Dominique SOLTNER.

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Dominique SOLTNER fait partie des pionniers de l’Agriculture de Conservation en France. J’ai une profonde admiration pour son action en faveur de la bonne santé de la Terre et des Animaux. Dominique SOLTNER milite depuis plus de 45 ans pour une agriculture durable au travers de ses ouvrages destinés à l’enseignement agricole. Non seulement il offre aux élèves les moyens de vivre correctement de leurs activités, et en sus, il transmet la conscience de l’état de la Terre et des ressources de la Planète. Ses livres qui  – je le cite – « décrivent et cherchent à protéger les quelques décimètres d’écorce de notre Terre, source de toutes Vies », sont dédiés à l’Agronomie, la Nature, l’Écologie, la Zootechnie, ainsi qu’à  « l’enseignement et la pratique de l’Agriculture, de l’Horticulture, de l’Élevage, du Jardinage et de l’Environnement ».

capture-decran-2017-02-05-a-10-39-48Dominique SOLTNER, c’est donc d’abord un enseignant agricole, ingénieur diplômé de l’ESA d’ANGERS et c’est ensuite l’auteur de livres et manuels de vulgarisation de l’Agriculture de Conservation, la Collection Sciences et Techniques Agricoles à destination des étudiants agricoles, et aussi des agriculteurs ainsi que des jardiniers même amateurs, car « leur agronomie est la même » écrit-il. Pour la première fois dans les livres de l’enseignement, les ouvrages de Dominiques SOLTNER approfondissent la notion de Vie des sols et de fertilité des sols : « Le SOL est un milieu vivant, habité par plusieurs tonnes/ha de racines, champignons, bactéries, vers, insectes, mollusques… Tous ces êtres vivants travaillent plus encore que les outils de l’agriculteur et du jardinier» explique-t-il.

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Mes recherches en agriculture respectueuse ont abouti à 5 courants de cultiver que sont :  l’agriculture de conservation, l’agroécologie, la permaculture, l’agriculture naturelle, l’agroforesterie. Ce sont des courants qui se ressemblent, s’assemblent, sont inhérents les uns des autres. Ce sont des  agricultures durables.

Les écrits et expériences de la Collection de Dominique SOLTNER, sans cesse remis à jour en fonction des avancées, versent dans chacun de ces courants.

Face à l’agriculture conventionnelle qui fait des ravages et transforme nos terres en désert, Dominique SOLTNER nous invite à pratiquer « en finesse » : « c’est compter d’abord sur le vivant animal et végétal. Associés, ils réalisent les mêmes actions, les mêmes productions, aussi bien, mais sans nuisances ni gaspillages : ameublissement, gestion de l’air et l’eau, fertilisation, protection… » détaille-t-il.

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Ces 5 façons de cultiver , complémentaires et se ressemblant, ont en commun un point fondamental : protéger la vie du sol. Les études en pédofaune, pédoflore, biologie du sol, ont démontré que le sol contient des organismes vivants irremplaçables, de la végétation telle que des racines, des animaux tels que des micro-organismes, des êtres vivants tels que des bactéries, des microbes, des réseaux micellaires ou mycorhizes. Ils sont irremplaçables car ils participent à la transformation de la matière organique en humus, sont de véritables niches écologiques. Ils sont les recycleurs de tout ce qui tombe à Terre, feuilles, bois, plantes en fin de cycle, animaux. En recyclant toutes ces matières, ils fabriquent la mince couche arable berceau de nos cultures. C’est ainsi qu’ils enrichissent le sol en substrat immédiatement disponible pour nourrir les végétaux qui y prennent racine. Dominique SOLTNER détaille cette notion dans son livre LES BASES DE LA PRODUCTION VÉGÉTALES  – Tome I – LE SOL ET SON AMÉLIORATION où il indique que « La terre, au jardin ou au champs, a donné son nom à LA TERRE, notre planète. C’est dire si elle est source de toute vie, végétale et animale, et son étude concerne tous ceux qui étudient cette Vie »

capture-decran-2017-02-05-a-10-50-001- L’AGRICULTURE DE CONSERVATION des sols a pour but de retrouver puis préserver un sol fourmillant de vie grâce à des techniques respectueuses, selon 3 grands principes. Venue des États-Unis en France depuis les années 80, elle est de plus en plus pratiquée, lentement mais sûrement, par des agriculteurs en reconversion qui font le saut d’abandonner le labour au profit du semis direct sur couverts, les TCS ou Technique Culturale Simplifiée, privilégiant le travail de l’activité biologique du sol ainsi que l’infiltration des eaux. http://agriculture-de-conservation.com/-La-Revue-TCS-.html Ces couverts, qui sont les résidus de la précédente culture, sont écrasés pour mettre en place une nouvelle culture ; une des pratiques est le strip-till. Le sol est toujours couvert, et la rotation de culture est diversifiée, incluant une espèce de légumineuse ou d’engrais verts. Les agriculteurs y gagnent du temps et diminuent le recours à la grosse machinerie, diminuant du même coup l’usage du pétrole et des matières chimiques. Les sols sont ainsi mieux protégés de l’érosion, et il s’ensuit de meilleurs rendements. Cela peut sembler simple au premier abord, cependant, ce mode de culture demande une sérieuse technicité : rotation (temps d’occupation du terrain), association d’espèces végétales… Cette agriculture est expliquée et développée dans le livre de Dominique SOLTNER, Guide de la nouvelle agriculture sur Sol Vivant : L’Agriculture de Conservation. Dominique SOLTNER définit l’agriculture de conservation comme « une agriculture des éléments air eau carbone azote, une agriculture de la vie biodiversité haie et arbre terroirs santé, une agriculture des ressources climat terre énergie, une agriculture de l’humain pays et paysage paysanne proximité, une agriculture des productions assolements rotations élevage, une agriculture solidaire emploi ville ouverture, une agriculture du vivant »

2- L’AGRICULTURE NATURELLE est celle pratiquée par Masanobu FUKUOKA dans les années 70 et expliquée dans son livre L’AGRICULTURE NATURELLE : théorie et pratique pour une philosophie verte. Elle s’efforce de restaurer la Nature autour de 5 principes majeurs : le non-labour, pas d’engrais, pas de pesticides, pas de taille et pas de semailles (sûrement veut-il parler de mauvaises semences, hybrides, OGM et/ou enrobées de produits chimiques). Cette agriculture est dispensée en France par l’ITAN Institut Technique d’Agriculture Naturelle depuis 2005. http://corinneliagre.fr/itan/itan_site/index.php?page=accueil 

capture-decran-2017-02-05-a-10-52-32Dans son livre Guide du nouveau jardinage sans travail du sol, sur couverture et composts végétaux, sans bêchages ni fraisages, sans sarclages ni binages Dominique SOLTNER expose ses 15 années d’expérimentation en Agriculture Naturelle dans son jardin : « Tandis qu’une nouvelle agriculture abandonne charrue et labours, des milliers de jardiniers remisent bêche et motoculteur et confient le travail du sol au Lombric, infatigable laboureur ! »

Ce livre est destiné à tous les jardiniers amateurs ou professionnels, richement illustré de photos, « dessins parlés », aux explications claires et simples. Ce guide nous explique de A à Z « comment démarrer un jardin sans travail travail du sol », en économisant l’eau et sans désherbant ni quelconque produits chimiques. Il développe entre autre les techniques du mulch, du jardinage sur compost vert, en rappelant ce qu’est l’humus, le BRF. Il nous apprend à nourrir le sol pour des cultures saines.

En complément de ce livre passionnant,  Stéphane AISSAOUI a réalisé 2 DVD tout aussi attrayants. Le DVD1, d’une durée de 2h15, détaille en 7 chapitres une saison de Dominique SOLTNER dans son jardin expérimental. Le DVD2, d’une durée de 2h07, est la suite du DVD1 et où Dominique SOLTNER nous emmène visiter d’autres jardins et d’autres techniques.

3- L’AGROÉCOLOGIE : “L’ agroécologie est pour nous bien plus qu’une simple alternative agronomique. Elle est liée à une dimension profonde du respect de la vie et replace l’être humain dans sa responsabilité à l’égard du Vivant.”  explique Pierre RABHI auteur du livre L’AGROÉCOLOGIE UNE ETHIQUE DE VIE. Le mot Agroécologie provient de la contraction de agronomie et écologie, ce qui suppose donc des connaissances dans ces 2 domaines. Ainsi la science et la pratique de l’agriculture doivent s’accompagner de la connaissance des interactions entre les êtres vivants, les végétaux, et leur milieu. Apparue dans les années 30, l’agroécologie est ainsi à la fois une philosophie, une recherche scientifique et une pratique en harmonie avec la Terre-Mère dans le sens où elle favorise la biodiversité, littéralement la vie de la diversité. Il s’agit d’imiter la nature pour créer des symbioses, des synergies, au coeur d’un agro-éco-système géré par l’homme, pour se nourrir. Plus qu’une agriculture, c’est une « Approche globale, elle inspire toutes les sphères de l’organisation sociale : agriculture, éducation, santé, économie, aménagement du territoire… » http://terre-humanisme.org/agroecologie/philosophie

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Pour Dominique SOLTNER, l’agriculture de conservation c’est de l’agroécologie. En 2016, il réédite son livre Guide de la nouvelle agriculture sur sol vivant : l’Agriculture de Conservation sous le nom Agroécologie : Guide de la nouvelle agriculture. L’agroécologie repose sur 7 principes qui s’articulent selon ce schéma : http://www.osez-agroecologie.org/l-agroecologie

4- LA PERMACULTURE, née dans les années 70 en Australie, est également une philosophie ainsi qu’une méthode afin que l’homme puisse créer une sorte d’écologie cultivée locale et stable où vivre et évoluer. Cet écosystème permanent, prenant la Nature comme modèle, se conçoit grâce à une méthodologie nommée « Design » et peut se décliner à tous les domaines entourant l’homme, au potager, au verger, et aussi à l’habitat, l’enseignement, la santé, la vie sociale… Cette idée de créer avec la Nature est détaillée par Bill MOLLISON & David HOLMGREN, dans les livres PERMA-CULTURE 1 et PERMA-CULTURE 2. Dans la préface du livre 1, Dominique SOLTNER écrit « Associer forêt et cultures, tel est le principe du bocage : des champs et des prés entourés de haies dont les trois étages, les trois « strates », sont celles des lisières de bois : arbres de l’étage arborescent, arbustes du « manteau », plantes herbacées de « l’ourlet ». Le tout sur talus doublé d’un fossé. La haies, double lisière qui s’allonge sur des kilomètres, est, à l’image des lisières de bois, un milieu d’une extraordinaire richesse, par sa flore et sa faune. À la fois brise-vent et réflecteur solaire, régulateur hydraulique et frein à l’érosion, la haie produit du bois d’oeuvre et de chauffage, des fleurs et des fruits, tout en régularisant les espèces animales et en abritant le gibier. Bocage et permaculture, une parenté que souligne bien le livre de Bill Mollison.»

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La Permaculture repose sur 3 éthiques fondamentales qui sont prendre soin de la Terre, prendre soin des Hommes, partager équitablement. Les outils de conception du Design sont 12 principes, ou proverbes, développés par David HOLMGREN dans son livre PERMACULTURE.

« À l’heure où l’agriculture industrielle,…, est souvent dans l’impasse (économique ou écologique), où celle des pays du tiers monde se développe moins vite que les bouches à nourrir, sur des sols de plus en plus dénudés et stériles, jamais les principes d’une agriculture intégrée n’ont été aussi nécessaires. N’est-ce pas d’abord cela, la permaculture ? » interroge Dominique SOLTNER

5- L’AGROFORESTERIE c’est la culture avec les arbres champêtres et les haies. Depuis les années 80, ce mode de culture s’intensifie. Le système racinaire des arbres permet de restituer l’eau et les sels minéraux aux végétaux dont les racines sont moins profondes, structurent les sols en les fractionnant permettant ainsi une meilleur infiltration des eaux de pluie qui s’en trouvent de plus dépolluées, créent un vaste réseau avec les mycorhizes. Les arbres abritent une grande biodiversité écologique, ils stockent du carbone action non négligeable à l’heure du réchauffement climatique, produisent une importante biomasse, et sont source économique en bois, fourrage, chauffage. L’association française d’agroforesterie http://www.agroforesterie.fr/index.php, Arbre & Paysage 32 http://www.ap32.fr/ , prom’haies http://www.promhaies.net/lassociation/, l’AFAC Agroforesterie http://afac-agroforesteries.fr/ développent les pratiques et les connaissances agroforestières en France et en Europe, sur le terrain, et accompagnent les acteurs depuis depuis plus de 26 ans. Dominique SOLTNER explique le pourquoi et le comment dans son PETIT GUIDE DES ARBRES ET HAIES CHAMPÊTRES  « parce qu’à l’image des haies des champs et des lisières de bois, les haies de mélange réunissent reprise, croissance, résistance, biodiversité, couleur… »

Capture d’écran 2017-02-05 à 11.10.14.pngC’est devant le remembrement intensif que traverse la France entre 1960 et 80, que Dominique SOLTNER fait replanter le bocage perdu. Il décrit en 1973 dans son livre intitulé L’arbre et la haie, pour la production agricole, pour l’équilibre écologique et le cadre de vie rural puis dans le suivant PLANTER DES HAIES les bienfaits de ce reboisement. Ce livre, suivi de son résumé Petit guide des Arbres et Haies champêtres, sont des pas-à-pas qui conduisent le jardinier ou l’agriculteur à la réussite d’un jardin agroforestier. Alors à contre-courant des pratiques enseignées aux étudiants agricoles, Dominique SOLTNER est aujourd’hui, le grand précurseur du jardin champêtre. Quand on sait combien la place de l’Arbre et de la Haie sont cruciales car ils sont créateurs d’Humus limitant l’érosion des sols, source de biodiversité en aide à la lutte contre les ravageurs, brise-vent favorisant les rendements et le climat, régulateur des eaux, de la pollution, et même source économique (fruits, bois, fourrage…), et simplement parce qu’ils sont beaux.

C’est donc en partie grâce aux précieux conseils de Dominique SOLTNER que le bocage renaît peu à peu de ses cendres. L’Agroforesterie est bien en route.

Son livre BANDES ENHERBÉES et autres dispositifs bocagers est non seulement un guide pour ralentir l’érosion des sols mais aussi un guide pour éviter la pollution de l’eau.

Aujourd’hui, notre modèle de production alimentaire est devenu obsolète. L’agriculture conventionnelle, soit disant productiviste, entre les mains des multinationales, ne nourrit pas l’humanité et de plus, détruit les sols.

À l’heure ou l’intérêt d’une Agriculture Écologique est grandissant, la Collection des Sciences et Techniques Agricoles de Dominique SOLTNER détaillant les techniques, bases, principes, pratiques d’une agriculture soutenable est plus que d’actualité.

Parmi les titres de Dominique SOLTNER présentés sur son site, http://www.soltner.fr/page_collection,sciences,techniques,agricole,soltner_LES-TITRES_4.html, difficile d’en privilégier un car tous devraient être lus et relus, appris et expérimentés. Ces livres sont riches d’un enseignement qui contribue au développement du monde rural sainement et en toute viabilité économique. Ils préconisent une pratique agricole qui favorise l’amélioration des rendements par l’amélioration de la santé de nos sols, la dynamisation de la fertilité naturelle de la Terre, et la diminution du gaspillage des ressources énergétiques.

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Dominique SOLTNER explique clairement comment recréer des écosystèmes entre autre, par exemple et non des moindres, en incluant des arbres, des bocages, des haies, des bandes enherbées qui favorisent la biodiversité, préservent l’équilibre des espèces, régulent les populations de ravageurs, et par la même occasion rendent inutile le recours aux intrants chimiques. Il donne ainsi également la clé de la protection des sols contre l’érosion, et de l’eau contre la pollution.

Au côté de Dominique SOLTNER, des organismes, des agronomes et des conseillers indépendants sont nombreux à agir en faveur du changement de paradigme agricole. Ainsi pour en citer quelques uns : Konrad SCHREIBER, Matthieu ARCHAMBEAUD, Gilles DOMENECH, François MULET,… et aussi Lucien SÉGUY, Claude et Lydia BOURGUIGNON. Des réseaux comme SOL, Maraîchage sur Sol Vivant, GAÏA32, l’APAD,…

Cultivons-nous et cultivons bien pour un nouveau modèle de production alimentaire enfin sain et vraiment productif !

James FOREST : Jardinier-Cueilleur de Simples, Formateur, Boulanger.

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Journée Botanique avec James FOREST : Jardinier-Cueilleur de Simples et Formateur. Boulanger et animateur au sein du réseau « Semences Paysannes ». James FOREST enseigne la botanique à l’école des plantes lyonnaise à ASPET (formation Herbaliste du Sud-Ouest).

Présentation

Mon grand-père cultivait sur sa ferme du blé pour les boulangers de l’époque. Le médecin conseillait de se nourrir de bon pain.

Il y avait au village voisin, à Montignac sur Charente, un boucher végétarien. Quand on entrait dans la boucherie, d’un côté se trouvait la viande, et de l’autre, le thym, le laurier, le romarin, les médicinales. Ce boucher, MR CHAPON, avait eu des problèmes de santé et disait au gens : « Mangez moins de viande et le matin, commencez par une tisane de thym, ou une tisane de romarin. »

Dès mes 18 ans, je me suis intéressé à l’alimentation et la culture du blé et je suis devenu boulanger. La connaissance des plantes allait de paire parce que dans un champs, les médicinales accompagnent les champs de blé. Elles s’appellent « les messicoles ».

Ma vie est d’une part consacrée à la recherche de la bonne qualité du pain. J’enseigne dans le cadre du mouvement paysan-boulanger http://www.semencespaysannes.org/formations_415.php lors de formations qui existent depuis 2 ans maintenant ayant lieu à Brens et qui donnent accès à la reconnaissance de la pratique intitulée « paysan-boulanger » pour ceux qui veulent cultiver le blé, font de la recherche sur la valeur alimentaire du pain, sa digestibilité par rapport au grand sujet du gluten.

Je participe depuis presque 10 ans à une initiative nommée « panification des céréales vivrières en Afrique de l’Ouest » avec une association de TOULOUSE à l’initiative de l’économiste Jacques BERTHELOT. C’est un économiste de 78 ans, qui s est engagé à étudier et transmettre les différences sur la distribution dans le monde de l alimentation. Donc nous avons une initiative qui vise à encourager les agriculteurs du Benin, Sénégal à retrouver leurs variétés locales et les préparer sous forme assimilable.

Voilà pour le blé. Je vous ai préparé des pains à l’épeautre et autres variétés paysannes.

Et d’autre part, je me consacre aussi aux plantes médicinales depuis mon plus jeune âge. J’ai participé à reconstituer un jardin de monastère, près de Saint-Gaudens, http://www.tourisme-midi-pyrenees.com/abbaye-de-bonnefont/proupiary/tabid/2271/offreid/d0dd1c0f-e545-427e-8510-cf015c6475ac/detail.aspx

À Saint-Bertrand de Comminges, haut lieu de l histoire des Pyrénées, voici bien 30 ans que les personnes qui participaient aux fouilles se sont intéressées à l’agriculture et alimentation de l’Antiquité romaine. Sont venues me trouver Mr et Mme MARTY, chercheurs au CNRS, et un cuisinier, Renzo Pedrazzini : « Écoute voilà, nous cherchons les plantes connues des Romains pour élaborer une cuisine inspirée des textes de l’Antiquité ». http://www.le-lugdunum-restaurant.com Lug, luce = lumière et dunum = domaine… Lycée vient de Luce, lumière… Enseignant : qui rend l’autre son seigneur…  Et c’est comme cela que ça a commencé, j’ai cherché les plantes sauvages et comestibles, légumes anciens et oubliés et pour les céréales, rechercher l’épeautre, les touselles, blés romains, … http://www.actu-histoireantique.com/page-4062205.html

J’ai bien du ramasser l’équivalent du poids du restaurant en chénopode bon Henri…

Ce restaurant romain est toujours ouvert, à Valcabrère, sur réservation et par groupe de au moins 6 personnes. Il propose un vin de Columelle, agronome, qui a écrit des traités sur la façon de préparer un sol…

Voilà pour une brève présentation.

À présent, voici deux documents :

  • « accueillir les plantes sauvages au jardin » extrait de la revue BIODYNAMIS N°45 du printemps 2004
  • « La plante, entre ciel et terre » extrait de la revue WELEDA N°97 ou «  l’évolution de la plante dans sa croissance annuelle »

Nous allons développer ce deuxième document maintenant :

Parlons de la notion de Santé de la Terre.

Pour introduction, je pense que tous les jardins, toute l’histoire de l agriculture est liée au développement et aux soins de la couche du sol HUMUS. C’est la même racine que l’on retrouve dans les mots homme, humanité, humidité, humilité,…

C’est surtout du soin, de l’entretien, que l’on va apporter à la couche du sol que l’on va pouvoir cultiver, en fait, entretenir un monde microbien de bactéries et de levures qui sont les mêmes familles que l’on va retrouver dans le levain du pain, que nous digérons, ainsi que dans nos estomacs. Notre santé est en étroit rapport avec ces micro-organismes du sol qui vont, par les plantes que nous cuisinons ou mangeons crues, nous permettre d’être par notre alimentation en harmonie avec ce que le sol nous donne. Il y a tout une sagesse de la Terre. De même au travers de la respiration des plantes, nous avons juste les quantités d’oxygène qui vont nous être données par les plantes.

Aujourd’hui, nous sommes en automne, nous allons évoquer le chemin de la plante depuis le printemps.

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Au printemps, la graine rencontre l eau et la terre grâce à qui elle s’enracine : geste de verticalité vers le centre de la Terre. À ce moment là, naît une impulsion de croissance : ébauche de la plantule, par la respiration ou photosynthèse. La plante va avoir ce geste de déploiement. Progressivement, on va avoir 2 feuilles suite au processus de la photosynthèse. Il n’y a que des minéraux au départ et de l’eau.

Juste pour une approche poétique et scientifique : les gens s’étant penché sur l’histoire de la Terre comme Aristote ou Hippocrate, appellent la santé ou la maladie « l’Eucrasie » grande grâce ou la disgrâce. L’eucrasie est en relation avec l’alimentation « Que ton aliment soit ton 1er médicament » Dans les 4 éléments développés par Hippocrate : TERRE, EAU, AIR, FEU, par rapport au développement de la plante, on peut suivre l accompagnement de ce qui va permettre une bonne santé aussi bien pour la terre, pour la plante, que pour nous.

Par exemple, pour Paracelse : si nous voulons avoir un bon rythme respiration circulation ce sont les feuilles des plantes qui vont nous aider. Il ajoute que la composition de l’air va être 80% d’azote pour 19% d’oxygène. Ce rapport oxygène/azote, nous le retrouvons dans notre rythme car quand nous respirons 1 fois, nous avons 4 pulsations cardiaques. Ce qui fait un rythme à la minute de 18 respirations pour à peu près 72 pulsations. La plante absorbe le gaz carbonique, redonne de l’oxygène dans ces mêmes proportions.

Dans l’histoire de la médecine, la relation homme/plante/aliment, depuis Hippocrate au temps de la Grèce, on va la retrouver pendant toute la période des Jardins de monastère en Europe.

Pour Paracelse, 15è s., la terre est un être vivant. En hiver, à partir de l’eau et des sels minéraux, la terre prépare un suc, nourriture des plantes : la sève brute, qui à la rencontre de la lumière dans les plantes, donne la sève élaborée. La feuille va, à un moment, arrêter de se développer et va se concentrer dans le calice. D’où geste de  rétraction appelé « calice ». Puis on va avoir des glandes, base des fleurs avec du nectar suivant les variétés de plantes. Pour Paracelse, le nectar est l’élaboration subtile dans la plante, de ce que la terre a déjà préparé en hiver. Lorsque les abeilles viennent chercher ce nectar, elles vont élaborer du miel. Ce que Paracelse a bien compris est ce lien entre la vie de la terre, la santé de la plante et enfin, notre santé. Si on suit Paracelse, le blé n’est pas une plante que les abeilles fécondent car fécondation par le vent, et donc ce que les plantes de la famille des graminées n’ont pas pu accomplir dans le sens qu’elles n ont pas de fleurs pollinisées par les abeilles, en fait c est là que le rôle du boulanger va être dans la continuité de la nature : le blé s’arrête au stockage, à l’élaboration de l’amidon, et le boulanger va transformer cette matière en cuisant son pain.

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Tout au long de la croissance de la plante, on peut voir que progressivement de la feuille au calice, à l’élaboration de la fleur, on retrouve en général 2 grands gestes : depuis le début, la graine, la verticalité, ça pousse, puis l’horizontalité, noeud qui se forme à chaque fois, et ce noeud va donner le calice qui va être dans la concentration, puis les pétales dans l’horizontalité se dilatent. Ensuite on retrouve le pollen et, si on regarde les éléments minéraux (fer, cuivre zinc,…) de la terre, ils se sont dissous, se sont dilués, et en fait, dans le pollen, on les retrouve à l’état infinitésimal le plus subtil, alors que dans la terre ils étaient à l état de densification.

Le pollen va mûrir jusqu’à être reçu par l organe femelle, l ovaire, va former des carpelles et constituer progressivement, donner le fruit et enfin la graine.

Petite parenthèse : savez vous pourquoi ces os de la main s’appellent « le carpe ». Pour cueillir les fruits, les carpelles, on faisait ce geste là ; le nom de cet os vient de carpelle.

Ainsi, soit nous allons manger, les feuilles, fleurs, graines, fruits et aussi, la racine. C’est le rapport avec les 4 éléments développés par Hippocrate : TERRE, EAU, AIR, FEU.

Chez les homéopathes, ou dans différentes approches de la médecine, il n’est pas anodin de manger telle ou telle partie de plante.

Si on remonte l’histoire de la médecine, les romains se soignaient avec les racines : terme rhizotomistes (cueilleurs de  gentianes de nos jours). Progressivement, on arrive au Moyen-âge, aux jardins de monastère, et on abandonne les racines, pour n’utiliser que des remèdes liés aux plantes entières, les thériaques : 20 à 30 plantes. Ce sont souvent les prêtres ou chamanes qui donnaient les conseils, et qui ont abandonné les racines. Puis au fil du temps, la connaissance des plantes n’est plus détenue seulement par les prêtres ou les moines et on revient sur toute les parties de la plante, y compris les racines.

Paracelse au 15è s. évoque la possibilité de dilution de petites quantités de plantes et va donner une base de réflexion pour la médecine, la spagyrie (séparer, gérer, regrouper) tout comme la plante a ses gestes de développement et de concentration, pour lui le médicament doit être préparé de la même façon : teinture mère à diluer. L efficacité du remède sera en rapport avec le taux de la dilution. Par exemple, si choc physique violent : arnica très peu dilué : en 5 ou 7 ch. Si choc émotionnel, toujours arnica mais au contraire, en haute dilution. Paracelse en fit l’ébauche, il a ressenti les principes actifs des plantes. Paracelse est né en Suisse, sur les rives du lac de Zurich, et c’est un des principaux lieux de la sélection des bons blés.

Son successeur dans l’observation des plantes et de la médecine, Hahnemann, un allemand, va affiner l’homéopathie, la relation que nous avons avec l’environnement.

Un exemple : nous partons en montagne randonner, à un moment nous avons chaud, il y a une clairière où nous nous arrêtons sans changer de vêtements, nous allons nous refroidir et 2 jours après, mal de tête et nez qui coule. Donc nous avons eu un refroidissement dans un endroit fermé et humide : une clairière de montagne. Si on ne s’est pas arrêté à la clairière, on s’est arrêté au bord du torrent où il y a du courant d’air, refroidissement sec…

Hahnemann va rechercher l’origine du refroidissement : refroidissement humide ou sec ? Premier cas, le remède va être Belladone qui pousse dans les clairières, dans le deuxième cas, c’est Aconit qui pousse au bord du torrent.

Aujourd’hui, on parle des élixirs floraux : remèdes obtenus par une approche de la fleur sur de l’eau au travers d’un alambic, approche énergétique plus subtile que la dilution hahnemannienne et qui va s’adresser au domaine psychique.

Ainsi depuis le remède concentré de l’époque romaine, on arrive aujourd’hui à ces remèdes plus subtiles. Et pour l’alimentation, pour tout le courant de la médecine énergétique, on pourrait retenir que lorsque on mange des racines leurs effets s’adressent au pôle de la tête. Par exemple, la soupe à l’oignon, c’est pour le ciboulot, le nom latin de l’oignon c est Alium ceta (tête). Les parties racines ont plutôt une action sur la tête. Si on veut de la concentration : carotte, betterave, avec du riz. Quand on regarde les sagesses de différents pays, on retrouve ses notions là. Les feuilles facilitent la respiration et la circulation. Fleur et fruit ont une action sur le système digestif. Ce qui fait penser à la théorie de la signature car racine ressemble au cerveau, feuille ressemble aux poumons… Nous verrons des tableaux en fin de journée.

Petit arrêt face à la tomate petit moineau du keyhole :

NDLR : La tomate petit moineau est un porte-greffe mais elle se mange également, excellente pour l’apéro.

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James Forest

Ici, famille des apiacées : carotte, fenouil. Jadis ombellifères car disposition des fleurs en ombelles. Les botanistes ont changé le nom car la principale est Apium graveolens

Les crucifères : fleurs en croix, s’appellent brassicacées du nom d une plante majeur de la famille qui est le chou.

Dans la famille des ombellifères : beaucoup de plantes médicinales : fenouil, carvi, cerfeuil, aneth. Ce sont des plantes très ouvertes à la lumière, les tiges sont creuses, en canaux. Si on coupe une carotte en transversale, ça fait un soleil avec plein de canaux. Dans ces plantes là, la lumière ne s arrête pas à la photosynthèse au niveau de la feuille, et descend jusque la racine. C est un fruit en terre, elle élabore des sucres. Donc aussi, panais, céleri-rave, … Quand on mange une carotte, on se nourrit de pro vitamine A pour la peau, un beau teint.

Le deuxième niveau de cette famille sont les aromatiques : fenouil, livèche, carvi, cumin, aneth, anis : aide à la digestion. Que se passe t’il si on ne digère pas : on a des gaz : faculté de la plante à fixer, amener l’air en elle : soulage nos gaz. En plus, par exemple, une tisane de cumin, de carvi, élimine les bactéries pathogènes si on a des gaz. Les mauvaises fermentations seront régulées par les graines de cette famille là.  Dans les restos indiens le repas se termine par des graines d’apiacées.

Elles font une sélection dans les bactéries lactiques.

Recette du levain en 2 jours : cumin ou carvi en graine, le moudre, le porter à ébullition dans 1/2 litre d’eau, puis quand c est devenu tiède, mettre de la farine (seigle ou complet) et faire une pâte. Puis, garder ambiance tiède 36h. On peut faire aussi avec les graines d’aneth ou de fenouil. Les romains faisaient avec de la tisane de cumin ou de carvi, de fenouil ou d’anis.

Ces graines agissent sur les bactéries du levain ou de nos flores intestinales qu’elles sélectionnent : les dextrogyres = qui tournent à droite (et pas aux lévogyres qui tournent à gauche). En référence à la biodynamie qui a observé une synergie entre les graines des ombellifères et les céréales, par exemple cumin, carvi avec blé, aneth avec orge,…

Il existe des graines de cumin en France : le carvi des jardins.

Il existe un autre groupe d’apiacées : les cigües, les oenanthes : les plus toxiques. Oenanthe : 5 en Europe. Autant la cigüe pue, pipi de chat, par contre, l’oenanthe sent le persil, le céleri, d’où un très grave risque de confusion, le goût et le parfum ne suffisent pas. En pays basque ou Bretagne, dans les rivières, il y a l’oenanthe croccata qui pousse et est parfois arrachée après un orage, se retrouvant en masse dans l’eau.

IMG_5879.pngIci, une verveine officinale.

En général on pense verveine citronnée alors que la verveine officinale est celle-ci, à l’odeur forte, c’est celle pour faire des cataplasme : remède de la peau et des tendons. On peut vérifier, lorsque l’on tire, c’est très solide, si on fait une coupe : ensemble de filaments comme gaine des nerfs : très bon remède des tendinites, problèmes articulations et tendons, notamment dans le Gers. J ai connu un guérisseur qui pratiquait de la façon suivante quand élongation, plusieurs tiges de verveines et du blanc d’oeuf. Puis il faisait comme un cataplasme et cela soigne les élongations.

La verveine était une des plantes sacrées des druides et même pour la récolter, tout un rituel était suivi. Le médecin ne l’arrachait pas avec les mains, mais on l’attachait à quelque chose de flexible, on dégageait la terre, et c’était le vent qui terminait de l’arracher : forme de respect.

La verveine officinale a la particularité de soigner les hématomes même grave, et les blessures par le fer, corps étranger de fer : verveine, blanc d oeuf et un peu d huile en cataplasme sur un tissu.

Au Sénégal on dit « il faut se méfier du bâton, plus que du couteau , car la blessure du couteau on peut la guérir, mais la blessure du bâton, c’est difficile »

Chez les garde-chasses autrichiens, ils se protègent avec la verveine des blessures par armes de fer.

La verveine est une des plantes des druides qui connaissaient principalement 9 plantes. En Corse, c’est le mazzerisme que Jérôme Piétri a expliqué dans un livre sur les plantes. Il existe aussi d’autres livre sur le mazzerisme.

J’ai là un livre que je vous recommande de Gérard DUCERF : «  Guide ethnobotanique de phytothérapie », réédité en 2015, édition Promonature. Il a écrit des guides de plantes bio indicatrices : des plantes spontanées poussent en fonction de la qualité du sol, sa teneur en certains minéraux, le sol est calcaire ou acide, ou a été asphyxié, allées piétinées (plantain). Et assez souvent, si on prolonge le raisonnement, la plante nous indique la qualité ou le défaut  à corriger du sol, et si poursuite vers la santé, on va trouver des liens.

Gérard DUCERF, de la région du charolais, est agriculteur éleveur qui s intéressait à l alimentation de ses animaux, richesse des prairies, un jour encorné par une vache, a du arrêter son métier d’éleveur, et s’est entièrement consacré à l’approfondissement de la connaissance des plantes et est l’un des botanistes les plus consultés pour la conduite des champs ou des jardins. Il a une société d’édition Promonature et un laboratoire, qui prépare des remèdes pour le sol.

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Par exemple si vous avez des chardons, cirses ou trop de rumex, c est possible de réguler la proliférations des plantes trop abondantes : homéopathies appliquées à la régulation des adventices. Concrètement, ça inhibe la levée de dormance.

Mais parfois, mieux vaut laisser les plantes s exprimer.

La démarche de la permaculture permet l’observation. Si des cirses sortent la 1ère année de labour, puis la 2ème année, et au bout de quelques années de non-travail du sol, leurs graines ne poussent plus. Enfin, ça dépend la surface qu’on a.

Il y a 15 jours j ai participé à un stage entre Auch et Eauze, 5 agriculteurs cultivent en biodynamie 2500 hectares de terre au total, la moitié en céréales sans gluten, sorgho et autres, et l autre moitié en céréales anciennes. Tout le monde a sa place et son rôle.

Pourquoi vient le chardon : le tassement, le phosphore bloqué dans le sol, non disponible à cause des précédents culturaux, des engrais, des labours qui ont chélaté le phosphore. Le chardon est là pour dire « je suis capable de débloquer le phosphore ». Les paysans parlent du cirse.

Un des principes biodynamique, bio par le respect du sol et dynamique car elle apporte un 5% par des préparations homéopathiques, à base de plante, à certains moments en rapport avec la lune. Par exemple, en cas d invasion de chardons, les couper et les mettre dans l’eau 3 semaines, puis arroser l’endroit envahi : cela doit calmer.

Sinon, on attend la graine de chardon, puis on en réduit une tasse en cendre dans une boîte à oeuf. Puis plusieurs possibilité : soit on répand cette cendre (comme des pincées de sel) aux endroits envahis. Soit, on fait une dilution homéopathique, c’est à dire qu’on la dilue dans l’eau 1 volume pour 9 volumes d’eau, par exemple, 1 centimètre cube ou 1cc de cendre pour 9cc d’eau, puis on brasse d’une certaine manière, c’est la dynamisation ; puis on en reprend une part, avec 9 volumes d’eau : ça s appelle la 2ème décimale, et recommencer ainsi jusqu’à la 8ème. Toute les préparations de réduction de plantes adventives sont au 8ème décimale, dit 8D. Cette marche à suivre se retrouve dans les documents de Maria Thune http://www.bio-dynamie.org/wp-content/uploads/2013/06/D8.pdf C’est une personne qui a appliqué la méthode de Rudolf Steiner. Toute sa vie, elle a fait des observations sur les plantes au jardin, la lune, les constellations et les rythmes cosmiques.

Ces observations sont importantes pour semer, et aussi pour récolter car le parfum en découlera. Le goût lui sera en rapport avec les soins du sol, le terroir. Une journée comme aujourd’hui, air/lumière, est un bon jour pour récolter des médicinales car le parfum sera exalté, ou voir récolter pour les conserves, ou confiture. Si on récolte quand la lune est en fruit, on peut réduire la quantité de sucre. À l’inverse, si on récolte quand la lune est en signe d’eau, les confitures risquent de moisirent ou de moins bien se conserver.

NDLR : en matière de vin, il existe le label Biodyvin http://www.biodyvin.com/ utilisé par les vignerons en agriculture biodynamique, créé en 1995 et qui regroupe à ce jour 103 domaines en France. Et de manière générale, la marque Demeter est l’organisme de contrôle et de certification de l’agriculture biodynamique sur le territoire français.

Un site sympa créé par le chercheur Dennis Klocek https://dennisklocek.com/Il est en Californie et ses prévisions sur le temps sont appréciées des grands vignobles biodynamique.

Christophe PERRET GENTIL a écrit une étude sur la communication du lieu avec les oiseaux : plus un lieu est en équilibre, en harmonie, et plus il y a d’oiseaux. Il a créé un laboratoire en Suisse qui s appelle Aries-herboristerie où il a remarqué que la présence d un certain nombre d’oiseaux en quantité et en variété, est corollaire de la qualité de ses plantes médicinales. Il distille et il a créé une grille de lecture du paysage en fonction de la présence des oiseaux tout au long de l’année. Si il a 16 oiseaux pendant quelques semaines, dont des passereaux, dans la vallée où il cueille ses plantes médicinales, il produit de meilleures huiles essentielles. Il poursuit un enseignement avec moi à l’Université du Vivant https://www.universite-du-vivant.org

C’est une Université avec plusieurs thèmes, et des séminaires toute l’année. Si il y a des oiseaux, c’est qu’il y a des insectes. Alors les insectes, par exemple, les Egyptiens disaient que les abeilles sont nées des entrailles du boeuf Apis, origine du mot apiculture. Or, on prend une prairie avec pissenlit, on la divise en deux, une avec des vaches et des bouses, et l’autre sans vache. Les abeilles vont sur les pissenlits où se trouvaient les vaches. Les abeilles consomment aussi plus facilement l’eau à la camomille, que l’eau. On peut leur donner les 5 tisanes utilisées en biodynamie : achillée millefeuille (astéracée), la camomille, l’ortie, l’écorce de chêne ou le pissenlit. L’achillée millefeuille pousse sur des sols tassés dont la potasse et le calcaire, le calcium, ne sont pas très disponibles, sont présents et du coup l achillée a pour action de les rendre assimilables par les plantes. Elle est une plante compagne.

img_5880Goethe a dit « l’Achillée millefeuille est une plante qui est comme les personnes qui dans la société n’ont pas de talents particuliers, mais dont la présence est bénéfique à tout le monde. »

C’est une grande plante médicinale. Elle est dans sa première année au stade rosette, et elle fleurit la seconde année. Plante de premier secours si choc physique en froissant sa jeune feuille tendre et mise en cataplasme, même sur plaies, à l inverse de l’arnica. On la nomme l’herbe aux charpentiers. Les bâtons du Yiking sont des tiges de fleurs d’une certaine espèce d’Achillée millefeuille. Dans la mythologie, son nom lui viendrait d’Achille qui s’en servit pour soigner son talon blessé par une flèche empoisonnée.

NDLR : usage du cataplasme ou de l’emplâtre :

Cataplasme : la plante est hachée menue, bouillie, puis on ajoute de la farine ou de l’argile, et on applique ce mélange chaud sur la plaie, maintenu par de la gaze et une bande.

Emplâtre : la plante est malaxée et appliquée directement sur la plaie, maintenue par un pansement par exemple.

Quelqu’un demande si c’est l’herbe au femme battue. Cette dernière est le tamier, volubile avec des feuilles en forme de coeur. À cette période de l’année, le tamier est en fruit, stade graine. Au printemps, c’est le respounchous : tant que l on mange juste la pointe de la plante et que la photosynthèse n est pas commencée, c’est consommable, absence de toxicité. Dès que c’est à l’état de feuille, cela est toxique et a une action sur le sang. On utilise sa racine, c’est une plante de la contusion. Il ne faut pas utiliser directement sa feuille sur la peau, cela crée des ecchymoses. Les femmes se sont faites passer pour femmes battues, d’où son nom d’herbe aux femmes battues.

Pour les hommes, il existe l’herbe au gueux : la clématite vitalba, qui accentue l impression de pauvreté, de misère.

615557_213400772126961_812150760_oIci, c’est une vergerette. C’est une astéracée. Elle se mange en salade comme l’Achillée millefeuille. Au printemps, il y a beaucoup de plantes qui peuvent se manger à l’état de rosette en salade. Je vous recommande l’ouvrage de Moutsie qui vit dans l’Aude à St-Jean-de-Paracol. Elle a créé une association qui s’appelle L’Ortie. Un de ses livres s’appelle Récolter les jeunes pousses des plantes sauvages comestibles co-écrit avec Gérard Ducerf. Quand on veut reconnaître une PLANTE, nous avons accès à une flore : description en fonction d une fleur. Or au printemps, pas de fleurs. D’où la rédaction de cet ouvrage qui est un vrai guide. Par exemple, à un moment très bref, la jeune feuille de datura ressemble à s’y méprendre à un chénopode sauvage. La consoude avec la digitale,… il y a des confusions qui peuvent être grave. La datura, solanacée, toxique, dangereuse, voire mortelle, pousse de plus en plus car vient corriger les excès d’azote minérale. Après 50 ans d’agriculture chimique, elle pousse dans les champs. Parfois dans le Gers où il y a de grands élevages de volailles, elle est présente aussi. La datura s appelle la pomme épineuse, comme les marrons. C’est un grand remède en homéopathie : stramonium, stramoine. Elle est la plante des cauchemars où on est victime, alors que la belladone est la plante du cauchemar où on est actif.

Les 3 solanacées toxiques sont la datura, la belladone et la jusquiame. C’est là où on va voir la limite des analyses: ce sont les même principes toxiques à quelques molécules près, par contre leur niveau d action sont très différents. Notamment si on les ingère, la jusquiame est la moins dangereuse. Leur remède en homéopathie sont différents, et s applique soit à la sphère de la tête, soit à la sphère de la digestion ou au pôle médian. On ne voit pas beaucoup de jusquiame, on la trouve en bord des ruines de château en Méditerranée, à partir de Béziers vers Pèzenas et jusque en Aveyron, et particulièrement à Fontaine de Vaucluse. Paracelse a défini qu’elle a une action sur la digestion et les organes sexuels, alors que la datura c’est sur la tête et la belladone, sur le coeur.

img_5885Ici Picride à feuille d’épervière. Astéracée, plante commune. Elle peut se cueillir en rosette au printemps pour la salade mais il est donc important de bien la reconnaître. Bien que dans la famille des astéracées, il n y a pas de toxique, mais néanmoins on évitera de manger l’arnica. Les pissenlits, les picrides, en rosette, sont une grande ressource et bonne pour la cueillette.

Alors, pourquoi à feuille d’épervière, ou à feuille de vipérine ?

IMG_5886.jpgLes botanistes utilisent des termes en comparaison avec une autre plante. Il existe une plante appelée Vipérine, Echium vulgare L., car sa fleur ressemble à une vipère. Et non, pas pour soigner les morsures de vipère, dans ce cas, utiliser l’huile essentielle de lavande aspic. Donc ce picride dont la feuille lui ressemble se nomme Picris echioides, ce qui veut dire, comme l’Echium. Les noms se terminant par « ioides » en latin signifie « comme ».

La piloselle, une autre astéracée, grande plante du drainage, ressemble un peu à une épervière. Elle appartenait autrefois au genre Hieracium (épervière).

Si on trouve une autre picride dont la feuille ressemble à la piloselle, à poil, elle se nomme Picris hieracioides. Elle se mange également en rosette.

La vipérine, de la famille des boraginacées, comme consoude, bourrache, bien que réputée cancérogène, toxique, peut se consommer jeune. Tout comme la bourrache et la consoude, symphytum, qui se consomme jeune en beignet.

Il existe des liens sur les principes généraux à chaque famille. Chez les boraginacées, la plante principale est la bourrache qui va porter un élément majeur, l huile, à partir de sa graine, riche en oméga 3, bonne pour la peau.

IMG_5890.jpgIci la renouée des oiseaux, renouée aviculaire, famille des polyganacées. Le rumex en fait partie. Si on extrait une graine, elle a une forme anguleuse. Comme le sarrasin aussi.

Polygonum veut dire plusieurs genoux, et la tige a plusieurs noeuds « renouée ».

Polygonatum est un autre groupe, une autre famille, celui du sceau de Salomon, muguet, qui font partie des liliacées.

Donc les polygonacées, plusieurs genoux, ont des tiges qui sont angulées aussi pour certaines.

Les pinsons et autres petits oiseaux adorent la renouée des oiseaux en plein hiver, elle porte bien son nom. Le chénopode aussi les nourrit, les amarantes… Ce sont les plantes providences pour les oiseaux en hiver.

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chénopode  blanc

NDLR : Le chénopode est très bon à manger, c’est l’épinard du pauvre. Il fait partie de nos légumes anciens aujourd’hui oublié.

 

Un livre à découvrir parmi les 5 qu il a écrit, celui de Louis CHARPENTIER, « Les géants (jehan => Jean, Jeanne) et le mystère des origines » où il décrit qu’aux origines de l’agriculture, les pierres sacrées comme les dolmens ou les menhirs, avait entre autre pour fonction d’aider à la domestication des plantes. Aux environs d’un menhir, il y avait des céréales cultivées car il s’y dégageait une énergie favorable à l’élévation des plantes. Domestiquer, dom, domus, maison proche, c’est « élever prêt de la maison ». Une plante domestiquée est une sauvage dont on reconnait les qualités alimentaires et qu’on va rapprocher de la maison.

Chénopode bon Henri, cela veut dire que c’est une plante domestiquée et bonne. Henry, dans la langue germanique vient de Haimric, Haim = maison et Ric = puissant, proche.

Il faut faire la différence entre plante domestiquée et plante cultivée, même si une plante domestiquée a ensuite été cultivée.

IMG_5891.jpgIci, le pourpier, très bon en salade, riche en omega 3 directement dans sa feuille, pas besoin de presser la graine, c’est tout prêt. Une des grandes plantes du régime crétois. http://www.le-comptoir-malin.com/blog/crea-forme/les-secrets-du-regime-cretois.html#2LS4Ffqbmd6CtetU.99

Très facilement reconnaissable, et peu de confusion. Peut-être avec du sédum, qui peut se consommer aussi, mais dont la feuille est plus épaisse, contenant des réserves d’eau.

Le cyclamen : savez vous qu’au Moyen-Âge on l appelait la pomme en terre. Si on la déterre, la racine peut être comme une pomme, cependant c’est toxique.

Le dahlia, importé d’Asie, est une plante alimentaire. Le bulbe est comestible ainsi que les pétales de ses fleurs.

La livèche : une des grandes plantes remèdes de l oreille est la livèche : Levisticum officinale, en cataplasme. Les homéopathes disent que pour les otites, c’est une infection, ou aussi parce que l enfant veut se fermer les oreilles pour ne pas entendre ce qui se passe dans la famille : poser une goutte HE à côté de l’oreille (et jamais dans l’oreille), de WELEDA Levisticum. http://www.homoenergia.eu/fr/search-catalog.html?Keywords=WELEDA+LEVISTICUM&Department=&Button.x=0&Button.y=0                               La livèche est de la famille des céleris. Le céleri sauvage est différent, et parfois confondu avec la livèche : âche des montagnes.

aubepine.jpgL’aubépine est un grand arbre médicinal, fleur blanche et fruit rouge, de la famille des Rosacées.

En Europe du printemps à l’automne, la famille des rosacées : fraisier, cerisier, prunier, abricotier, pommier, poirier, cognassier, néflier allemand, amandier. Cités dans  l’ordre d’apparition des fruits et non des fleurs, car l amandier est le premier en fleur.

fraise : la partie charnue est sous la graine, les graines sont à l’extérieur, domaine très liquide

cerise : on passe au noyau, mais toujours juteuse

prune, abricot : le noyau est plus gros et la chair plus ferme

pomme, poire, coing : pépins (2 x 5 pépins)

nèfle : pépins beaucoup plus importants que la chair

amande : ce que l on mange, c’est l’inverse de la fraise, c’est la graine.

Enfin, propriétés médicinales des Rosacées qui produit des parties sucrées, des tanins et du cyanure (ce qui est amer dans les pépins comme l amande amer par exemple). Les alisiers, les cormiers, les sorbiers (Sorbus domestiqua), sont aussi de cette famille et aux fruits comestibles. Le fruit du sorbier est sec et quand on en mange, on a soif. Sorbier, même étymologie que sorbet, absorber, qui veut dire en latin « avoir soif ». La Reine des prés, Filipendule ulmaire, est une rosacée.

Pour revenir sur l’aubépine, c’est une plante du coeur.

Il existe deux plantes que l on peut prendre sans risque : la valériane, calmant, et l aubépine, sans contre-indication, qui a toutes les fonctions pour le coeur qu’elle régule et renforce : si il a un rythme trop bas, ou si il a un rythme trop haut. On utilise les fleurs, les bourgeons, les fruits avec lesquels on fait un sirop qui a une bonne action sur le rythme cardiaque.

Expression d’origine celtique « En avril, ne te découvre pas d’un fil » issu d’un conte celtique. Dans « Les mythes celtes » de Robert Graves, il était d’usage à l’époque de garder les vêtements d’hiver jusqu’à ce que l’aubépine soit en fleur, et à ce moment là on pouvait mettre de nouveaux vêtements blancs, des robes de mariées, et on accrochait les vieux vêtements à l’aubépine.

Parfois certains trouvent que la fleur d’aubépine sent le poisson. Il existe 2 aubépines : l’une monogyne, à 1 graine, crataegus monogyna ou crataegus oxyacantha, et si c’est l’autre, feuille moins découpée, à plusieurs graines, c’est crataegus laevigata, celle qui sent.

L’aubépine crataegus monogyna, soigne aussi l’hyperthyroïdie, hypertension artérielle,  cardio-vasculaire, dépression nerveuse, stress, insomnie, troubles du sommeil.

Au jardin, c’est un grand arbre de la greffe : L’aubépine accepte le poirier, le néflier, à un degrés moindre certains pommiers. Et aussi, j ai appris au printemps durant quatre jours de greffe avec le fils de Sepp Holzer, Josef, à Val de Ruz, au-dessus de Grasse, à greffer sur des arbres existants comme le prunelier, le sorbus aria, le sorbier blanc. Il nous a encouragé à greffer l’aronia, rosacée, sur le sorbus aria et sur l aubépine.

Gérard nous dit que c’est un arbuste qui donne des fruits en grappes : il existe plusieurs aronias. Celui que j’ai c’est l aronia noir viking, qui se cueille fin août, début septembre. Il existe aussi le rouge moins intéressant au niveau des baies.

Donc Josef Holzer nous encourage à greffer et à faire des essais car ces arbres ont la capacité à accepter les arbres de la même famille. Le but est de créer la forêt fruitière. Le greffon améliore l’arbre porteur en plus du principe de base qu’est la taille.

L’azerole est une aubépine qui produit un fruit appelé cenelle, comestible, et qui contient de 1 à 5 pépins.

phytolacca_americana_005Ne pas confondre avec le raisin d’Amérique, Phytolacca americana, qui est une plante réputée « envahissante » sur les berges, les cours d’eau, partout. Les oiseaux adorent.

Le Muséum étudie les espèces « dites » envahissantes : https://inpn.mnhn.fr/programme/especes-exotiques-envahissantes.

Boris Presseq m a demandé de lui envoyer tout ce que je trouve sur les plantes envahissantes à vocation médicinale.

En Corse, il existe un mouvement de botanistes dont le but est de trouver une utilité médicinale à ces « envahissantes »

NDLR : Du point de vue permaculture, le problème est la solution.

Le phytollaque est un remède pour la peau, et a surtout été importé il y a 100 ans à Bordeaux, pour teinter le vin. C’est depuis peu qu on ne l utilise plus, c est interdit. En principe, on ne met plus rien.

Des livres : « Le latin de mon jardin » de Diane Adriaenssen ;

le « Dictionnaire étymologique de botanique » de François Couplan.

Baies_de_sureau.jpgLe sureau, famille des caprifoliacées, de chèvre, et chèvrefeuille plante majeure de la famille. Famille particulière, il faut reconnaître que les botanistes classent par ensemble caractères. Le sureau, il en existe 3 : ici c’est le Sambucus nigra, le sureau noir qui est un arbrisseau, un ligneux. Il existe le sureau rouge en montagne, qui n a pas les vertus médicinales de Sambucus nigra. Le 3ème est herbacé, le sureau hièble, qui est toxique.

On utilise les fleurs de Sambucus nigra pour soigner la fièvre, la toux, les refroidissements et aussi la rétention d’eau, les maux des yeux. Les étymologistes, sémanticiens, diront que le sureau est sur l’eau.

On fait une boisson avec les fleurs : la surette, limonade pétillante. Il faut bien mesurer le sucre pour le garder en bouteille, certains maîtrisent cela avec de l’acide tartrique, c’est le dépôt au fond des bariques de vin, ou bitartrate de potassium. http://arh-fcb.over-blog.com/article-recette-de-la-surette-106870912.html

Avec le fruit, on fait du rob de sureau. Au sens noble, 1kg fruit (sans graine, facile avec l’extracteur Champion), 1kg miel, bien mélanger. Quand on met du miel à poids égal avec une substance, et on mélange, puis au bain-marie, on fait revenir, réduire, à 1 kg, et là, ça s appelle la mellite et chez les alsaciens, avec le sureau ça s appelle le rob.

Le rob est un préventif de la grippe. Voir le livre de Bernard BERTRAND « Sous la protection du Sureau »

Le sambucus nigra est celui qu il faut utiliser. Le sureau hièble, dans la pratique, si on prend soin d enlever la graine, et en le cuisant, on peut faire comme en Roumanie, la confiture des centenaires

Le sureau donne des drupes et non pas des baies. Une tomate est une baie, une prune est une drupe. Les mûres sont des polydrupes.

Une indication de WELEDA SAMBUCUS NIGRA https://www.illicopharma.com/teinture-mere-goutte-ampoule/14924-complexe-c948-gouttes-weleda-3400116149889.html, seul à faire ce remède : dans la tige du sureau c est spongieux, c est une gomme aéré. Quand on a le poumon pris par des mucosités, un des remèdes pour éliminer ces mucosités du poumon est d utiliser la moelle de sureau. Le sureau est une plante qui pousse dans les environs humides, et soigne nos parties humides.

Dernière chose au sujet du sureau, que font les charentais : quand un animal est boiteux, problème d articulation par exemple, on le fait coucher sur un lit de hièble et ça passe.

J’ai découvert sur le tard qu’il y a les mêmes substances dans les feuilles de sureau hièble que dans l arnica.

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Alnus glutinosa, aulne glutineux (à cause de la viscosité de ses bourgeons et de ses jeunes feuilles), pousse toujours au bord de l’eau.

« Qui ne connaît les vertus de l’aulne, ignore les secrets de la santé » : plusieurs ethnobotanistes l’affirment. À l’école des plantes lyonnaises, « il vaut mieux connaître 40 choses sur une seule plante, qu’une seule chose sur 40 plantes ». François Couplan indique que c’est bien une gageure que de vouloir se mettre toute la nature dans la tête.

L’aulne est un grand remède circulatoire : thrombose veineuse, rétinienne, infarctus, en macérât glycériné.

Sandrine Bazzo, professeur de chimie, organise des stages où elle enseigne entre autre les macérâts glycérinés. http://www.lesateliersenherbe.com/tag/sandrine-bazzo/

Il existe aussi le livre de Christian Escriva  « Précis de phytothérapie » .

Le principe de la gemmothérapie consiste à prélever des bourgeons, ce qui demande beaucoup d observation car le bourgeon évolue tous les jours, trouver le bon jour. Le bourgeon est la quintessence de l arbre, quand on réussit les boutures c’est parce qu on a pris le bourgeon. On prélève la partie jeune au printemps. Un bourgeon est totipotent : il peut faire un rameau fleur et il peut faire une rameau fruit. C’est ainsi qu’on pratique la taille des fruitiers. Le bourgeon pour la feuille est plutôt pointu. Celui de la fleur est plutôt joufflu mais il peut devenir un rameau feuille en février/mars si l arbre a besoin de feuilles, ou si il a trop de fumier autour de lui.

Le changement se fait très tôt en saison, c est pour cela qu il faut éclaircir tôt pour favoriser la fructification de l année suivante.

Donc en gemmothérapie, les bourgeons d’aulne glutineux sont très utilisés. Une anecdote : les billets d avion vendus par les compagnies survolant le Pôle Nord où une phrase était inscrite indiquant que si l avion venait à tomber en forêt nordique, il était possible de se sustenter de bourgeons ; c’est arrivé. Connus des peuples nordiques depuis longtemps, des oiseaux, le bouvreuil, le grand tétras…

IMG_2156.jpgLa prunelle, grand remède de Weleda, est astringente. Goethe a fait la métamorphose des plantes à partir de sa graine, tige, feuille… Le prunelier fleurit très tôt, la prunelle n a pas de pédoncule, elle est directement attachée au bois. Dans la prunelle, par rapport aux autres fruits des Rosacées, il y a un geste de retenu, de concentration, que l on retrouve dans la teneur en tanin en excès : antioxydant, cicatrisant, astringent, et ce que l on obtient avec le jus de prunelle est une concentration en fer : remède de l anémie et une des raisons premières du sirop Weleda est de conseiller sirop prunelle pour son apport en fer. Là où les homéopathes ont une sensibilité est que le fer a de multiples facettes : des dizaines de remèdes à base de fer : fer de prunelle, fer de rose, et qui ne vont pas répondre exactement aux mêmes prescriptions.

Recette du sirop de prunelle : 1c. pour les sages et 3c. pour les gourmets… 

1/3 – 2/3 donc 1/3 de fruits soit 1kg, faire chauffé 2l d eau puis verser  bouillante dans jarre en terre sur les fruits. 3 jours et filtrer le jus, au bain marie monter à 75°c. Le reverser sur les fruits filtrés. 3 jours après le jus est épaissi, filtrer. Monter au bain marie à 75°c et reverser sur les fruits. Le 9ème jour c est le grand jour : filtrer, les noyaux sont complètement détachés. Ajouter du sucre, en fonction du jour (fruit ? signes d’eau ?) mettre plus ou moins de sucre : pour une appellation sirop, mettre plus ou moins selon poids de noyaux et l évaporation : 1kg8 de sucre pour 1l de liquide nécessaire pour les propriétés d un sirop, et pour une bonne conservation. Puis remonter au bain marie, et faire le sirop : quand la cuillère est nappée c est bon.

Pour un sirop de menthe, je mets moitié moins de sucre, c’est comme on veut quand c est à usage perso.

IMG_5903.jpgLe frêne est un des plus grands arbres médicinaux selon Maurice Messegué. Dans les années 70 a été rénovateur de la phytothérapie au travers de 2 livres : « Des hommes et des plantes » et « c’est la nature qui a raison ». J ai acheté ces deux livres et les ai lu tout de suite toute la nuit. Ça a été un tournant de ma vie.

Il a donné la tisane des centenaires : la feuille de frêne, le cassis et la menthe. Pourquoi « des centenaires » ? pour vivre vieux il faut avoir du sang qui circule bien pas de dépôt dans le corps. Le frêne est la quinquina de l europe : drainer, fébrifuge, circulatoire surtout avec menthe et cassis.

Les anciens l avait appelé l arbre de la longévité. Chez les celtiques : le culte de Igdrazil, divinité qui accompagne le frêne, le frêne porte l axe du monde.

Les arbres jaunissent car perdent la chlorophylle, reste les carotènoïdes, provitamine A.

Les chênes deviennent rouille. Les plus beaux de la famille des érables prennent une teinte jaune rouge. Le frêne devient vert pâle et un beau matin, les feuilles tombent toutes en même temps. Les anciens ont remarqué que dès que la feuille est tombée, il y a déjà le bourgeon vert, il n a pas de stade automnal ni hivernal. C’est pourquoi il est l’emblème  de la longévité.

Famille des oléacés comme les oliviers. Quel est le point commun entre olivier et frêne, ainsi que le lilas, le seringat : c est que l hiver le bois est huileux, sécrétion élaborée par cette famille. Seul l olivier porte l’huile dans son fruit.

Le troène, aussi est de la famille des oléacées.

Un des grands écrivains sur les arbres est Pierre Leuthagi. Un ouvrage traitant à la fois botanique ethnobotanique et propriétés médicinales, c est le livre de Pierre Lieutaghi « Guide des arbres, arbustes et arbrisseaux » de très grande qualité littéraire.

Un arbre peu connu, l ailante glanduleux, arbre invasif. J ai écris un article « Éloge de l’ailante », arbre des dieux en Chine. Si on froisse une feuille, ça sent bon, comme le pop corn. Ailanthus altissima, pour son histoire, vient de Chine, de la famille des Symarubiacées dont le principal arbre est la quasse, quassia, insecticide en bio.

ailante.jpgL’ailante est aussi un grand insecticide décrit par le pharmacien Danzel, cité par Pierre Lieutaghi en disant que son ouvrage était introuvable. J ai trouvé le dernier numéro existant : guide de phytothérapie, 130 remèdes à base de plantes, préfacé par Péchiné en 1935. On peut lutter contre les insectes avec lui. Le pharmacien Danzel dit dans l immédiateté, feuille dans l eau et pulvériser ; contre les charançons par exemple. Commercialisé, il existait macéré dans l alcool.

L’ailante en Chine nourrissait les vers à soie. En France, on avait développé la culture du ver à soie avec le mûrier, et les éleveurs ont conseillé de remplacer le mûrier par des ailantes. Voilà comment l ailante, il y a 150 ans, a été importé en France par le sériciculture. Puis il y eu le déclin de la soie… Mais néanmoins, l’ailante est demeuré en Europe.

Une erreur au sujet de cet arbre, il est appelé le « vernis du Japon » or c est une erreur qui se perpétue. Dans les parcs à Londres, le botaniste l avait appelé « vernis du Japon » qui en fait est le sumac, et depuis, par respect, ce nom est resté à l ailante.

L’ailante glanduleux est un remède de la toux, extinction de voie, angine.

lierre-terrestreUne plante aux grands pouvoirs médicinaux, le lierre terrestre : plante des voies respiratoires. C’est une lamiacée comme le thym, le romarin, la sarriette, l origan, la marjolaine, la lavande, le basilic, qui forment des huiles essentielles au soleil, ce sont des lamiacées de l ensoleillement. Après, il existe les lamiacées de  l ombre : la menthe, qui aime l eau, le lierre terrestre, une certaine germandrée : Germandrée scorodoine, qui pousse à l ombre. Cette même famille de plante qui génère des HE au soleil, va produire des lamiacées d ombre pour soigner le manque de lumière, les maladies infectieuses liées à l obscurité.

Ne pas confondre le lierre terrestre avec le lierre hédéra hélix, qui a aussi des propriétés.

Le lierre terrestre, Glechoma hederacea, aide à l expectoration surtout quand on a respiré des poussières. Tout comme le raifort, sirop de raifort, sirop de lierre terrestre.

Un grand nom de la phytothérapie, Dr Valnet, médecin militaire, témoigne que en 14-18 les soldats qui avaient respiré les poussières de combat étaient soulagés par cette plante là.

En cuisine, dans les sorbets, la feuille de lierre terrestre hachée finement est rafraichissante, ou utiliser des feuilles dans un extracteur de jus.

Ici, la benoîte, herbe de saint Benoît, ici, cette liane c’est du houblon… La benoîte a une feuille de fraisier. Si on la déterre, la racine sent le clou de girofle. Elle possède des composants d antiseptiques et pendant longtemps les dentistes ont utilisé la racine de benoîte. Le houblon, en ce moment, doit avoir des cônes, et si il n y en a pas, c’est une plante dioïque, plante volubile qui s accroche.

Explication de dioïque, monoïque et hermaphrodite : soit 90% des fleurs sont hermaphrodites, c’est à dire organes mâle et femelle sur la même fleur, ovaire d un côté et étamines de l autre, ce que j ai dessiné ce matin. La fécondation se fait comme sur le dessin, ou par croisement. Petit moyen mnémotechnique : Hermes et Aphrodite, dieu des voyages et de l échange (mercure planète de l échange) se sont rencontrés.

Monoïque, une seule maison, c’est sur le même pied de fleur, mais séparés.

Dioïque, deux maisons, deux pieds de fleur, l un mâle et l autre femelle.

Le houx est généralement monoïque, parfois dioïque, et rarement hermaphrodite mais cela arrive.

L’ortie, urtica dioïca, est dioïque. Les inflorescences femelles sont vert/jaune et on voit lesquelles portent la graine.

Le frêne est dioïque, le kiwi aussi, bien qu il existe des pieds monoïques.

Il y a des subtilités. Le pommier est hermaphrodite sauf que c’est mieux si il y a une reine des reinettes, type malus, dans le verger, qui a une faculté de féconder toutes les pommes qui vont en retirer un bienfait génétique, c’est en fonction du type de pollen. Au sommet de l organe femelle, le style, c’est comme une serrure, et ce n est pas n importe quelle clé qui pourra passer.

L’ortie, si elle a les graines ainsi, à cette époque de l année, c’est dioïca, la grande ortie. C’est la plante d excellence pour l usage alimentaire, les recettes de printemps, soit d’automne avec la jeune ortie qui repousse. En tant que médicinale, beaucoup de fer, soigne les anémies, riche en protéines, en silice. Une étude montre que le chénopode, la mauve et l ortie ont chacune 14 à 15% de protéines dans la matière sèche ; c est plus que dans le soja et le haricot. Le cuisinier romain associe les trois à part égale pour la soupe.

Ne pas confondre avec les lamiers, qui eux ne piquent pas. L’ortie puante ne pique pas, mais elle pue.

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Le lamier galéobdolon fleurit jaune. Ça veut dire qui a la fleur qui ressemble à un putois. Et il y a le galéopsis, très voisine, ça veut dire qui a odeur du putois. Les anciens avaient bien fait la distinction entre les 2. À l’époque, il vivait avec les putois qui étaient quasi domestiqués.

Là, maintenant, on voit du lamier pourpre, appelé ortie douce. Il fleurit rouge. Il est comestible mais à petite dose car parfum soutenu.

Dans les basses cours on peut trouver l ortie brûlante, très basse, petite, avec des feuilles serrées. On en trouve en plein Toulouse au pied des arbres qui viennent d être plantés, c est urtica urens. En voie de disparition, elle est un grand remède de la brûlure, de chimio, de radiothérapie, on utilise la pommade de urtica urens. Aussi sur les cicatrices résiduelles.

Ici en France, les orties sont gentillettes, car dans d autres pays, les orties sont parfois des arbres qui peuvent lancer leurs épines si on passe trop prêt. En Camargue, urtica pilulifera, ortie à pilules, car au lieu d une graine, elle fait une graine de la taille d un petit pois, et elle pique très fort.

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Ce matin on a vu la petite renouée des oiseaux, et celle-ci, c’est la grande renouée, la persicaire. On voit bien les noeuds sur la tige. Le sarrasin est aussi une polygonacée. Elles ont des propriétés circulatoires.

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Ici nous avons de l armoise, arthemisia absynthum, famille des astéracées, grande famille. On en fait des bâtons d encens en la faisant sécher. Voisine : tanaisie et absinthe qui se ressemble fort.

L enseignement de Goethe, basé sur la métamorphose des plantes, demande l observation des feuilles depuis la rosette jusque à la plante grande où la feuille se rétracte pour la reconnaissance des plantes.

L exemple est le lierre, qui a beaucoup de variabilité dans la forme de ses feuilles.

Un usage populaire de l armoise est d’être chauffé en moxibustion : forme de thérapie qui consiste à mettre en incandescence le bâton d armoise. Une moxibustion connue est lorsque l on se fait piquer, approcher une cigarette incandescente ce qui a pour effet de calmer la piqure.

En acupuncture, l armoise s utilise sur les points d apiculture en moxibustion.

La rue est une plante abortive, ruta graveolens. Elle a des propriétés telles qu elle est interdite dans certains pays, longtemps en Belgique du fait de mauvaise utilisation à des fins d avortement. Elle est protectrice des viandes. L’art de faisander la viande se pratiquait avec sauge, romarin et rue. Une feuille de rue (la surface d un ongle) pour 1kg de viande. En homéopathie, en granules, c est un très bon remède contre les entorses. Plante très toxique selon le guide de Gérard Ducerf : en externe, huile antiparasitaire, antispasmodique, et parasitose cutanée.

En Ethiopie, il est servi le café avec une feuille de rue. Peut-être que la rue, selon l endroit où elle pousse, n a pas les mêmes propriétés ?

Pour l’absinthe, il se dit que, il y a 150 ans, quand on a commencé à préparer la boisson d absinthe vers Marseille en Provence, la posologie était d’un poids donné % à tant de litre d alcool. L’entreprise s est déplacé dans le bassin parisien, et à ce moment là la substance principale a changé, et la posologie aussi, et la boisson est devenue toxique.

Même histoire pour les plantes amaigrissantes, un genre de germandrée, qui en Chine marchaient bien, et quand les laboratoires ont fait pousser ça en France, les personnes qui les ont prises ont eu des problèmes de reins ; il y a eu des procès.

Chez nous, l aspérule odorante, qui pousse en montagne, est la plante remède du calme. Sa tisane est circulatoire et apporte un bon sommeil le soir. Si au moment de la cueillette, elle est mal séchée, elle contient des coumarines qui vont se transformer en anti vitamine K qui va fluidifier le sang. Exemple de plante sans danger et qui peut le devenir.

Le tilleul, infusé 10 mn le soir fait dormir, mais si on oublie la tisane, elle devient excitante. La menthe, à faible dose, est calmante.

Idem le café, si on le laisse infuser longtemps il devient calmant. Le café fort, riche en arabica, est un tonique connu par les vétérinaires. J’ai eu un petit passé d’éleveur, j’ai surveillé des mises bas de chèvres : avant la mise bas, le vétérinaire indiquait de donner de la caféine, cofea en homéopathie car va aider à dilater, et calmer.

À une époque un étalon avait été choisi trop gros pour une jument, et le vétérinaire avait conseillé, pour pas avoir de problème, de donner du café. Une vache, quand elle va mettre bas, on le sait. Une jument, on ne peut pas le savoir, et du coup j ai dormi une quinzaine de jour avec la jument, et sachant cela, je lui donnais du café, quelques gouttes dans l abreuvoir, et à la mise bas, ça s est très bien passé.

Gérard dit : La prêle, selon qu on l utilise au verger en extrait fermenté ou en décoction, n a pas les mêmes propriétés. Une seule espèce peut être utilisée  pour consommer, la prêle des champs. C’est une histoire de nombre de segments à l intersection des noeuds, et de longueur des segments.

La prêle des champs poussent au bord de l eau et aussi dans les champs.

La prêle des marais vit au bord de l’eau, où on peut retrouver jusque à 3 variétés de prêle.

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Ici des épilobes, qui pousse les pieds dans l eau, famille des onagracées, il en existe des dizaines. Une a des propriétés médicinales plus que les autres, c’est epilobium parviflorum. Ce sont toutes des plantes qui vont cicatriser. Le docteur Valnet parle du bistouri végétal car elle pouvait extraire un corps étranger, désinfecter et cicatriser. Sur un champs de bataille pas trop le choix, en cataplasme.

Pour le mot de la fin, connaissez vous les horloges florales ? C’est Linné qui a mis ça au point, des horloges constituées de plantes qui fleurissent à certain moment du jour, comme la dame de 11H, les belles de nuit. Il existe une multitude de fleurs qui s ouvre de 2h du matin et jusqu’à minuit. L’onagre s ouvre à partir de 4h, la chicorée est ouverte jusque 11h.

horlogevegetale-de-linne01

J’aurai bien quelque chose à vous dire de plus. Parfois on va vous dire que la théorie des signatures est une histoire, des rêveries non vérifiées. Or, dans un hôpital en Allemagne en 1930 sans chauffage, le médecin fait le tour des chambres.À un moment,le médecin et le patient sont devant la fenêtre, Le médecin remarque que le dessin sur la fenêtre laissé par l haleine du patient est différent du sien. Le médecin fait le tour de l hôpital et remarque que chaque malade émet un givre différent. Il va chez le fleuriste, encore un autre givre, chez le boucher, un autre givre. Il en déduit que l ambiance qui règne à l intérieur de la pièce a une influence sur ce cristal, ce givre. Il rencontre un chercheur scientifique Pfeiffer, qui lui explique que l on peut cristalliser les plantes : par exemple du chardon marie, plante du foie, dans une coupelle, avec un sel, et au moment où ça s évapore, il y a une organisation, du givre. Si on prend le foie d un animal et que l on reproduit cette expérience, on obtiendra le même givre. Pour le rein, on utilise la bourse à pasteur, ce seront les mêmes images… Le pin pour le poumon, la digitale pour le coeur… Par cette approche là, on peut comprendre qu’il existe des signatures de plantes et d organes.

Cela s appelle la cristallisation sensible.

Une goutte de sang d aujourd hui peut dire ce qui se passera dans 10 ans, avec ce principe de cristallisation. http://cristauxsensibles.blogspot.fr/2009/11/quest-ce-que-la-cristallisation.html

Nous avons, moi et ma conjointe Christine, une association, science art et survie, qui a pour fonction d enseigner le soin et les méthodes d alimentation dont la recherche sur le pain.

James FOREST et sa compagne Christine ARNOUX enseignent tous les deux à l’École lyonnaise des Plantes, à la formation Herbaliste Sud-Ouest. Christine ARNOUX est Docteur en Médecine, Homéopathe, spécialisée en médecine tropicale. Ex-Présidente de l’Association « Homéopathes sans Frontières – France », elle enseigne la diététique/nutrition et la physiologie/pathologie. Ils se rendent régulièrement en Afrique, et particulièrement au Burkina Faso.

Un grand merci à James FORET et Christine ARNOUX pour ce moment de partage de connaissance.

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