Le verger de Galadriel, chez Dominique et Didier Prudon – partie I – by Lo Stas

Vedette

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Suite à sa reconversion professionnelle, Dominique fût éleveuse de petits chiens, des cotons de Tuléar, décision longuement réfléchie car entraînait la diminution des revenus de moitié.

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Aujourd’hui, elle est jardinière à temps plein, sa passion depuis toute petite, quand ses parents lui concédaient un tout petit bout de terre pour faire pousser un fraisier, un poireau, un céleri…

Didier est informaticien à temps partiel (70%) depuis 2010. Le reste du temps, il se consacre au projet familial avec ses mains, pas seulement avec de beaux schémas. Nouvelle diminution de revenu de 30%, peu de personnes de leur entourage comprenaient qu’ils puissent avoir le désir de gagner moins, mais ils ont gagné en temps pour eux et en richesse relationnelle. Finalement un changement de vie très favorable qui leur a permis de réaliser leurs projets ainsi que leurs rêves. Didier avait le désir d’écrire depuis adolescent, aujourd’hui, il a publié deux livres : un sur l’écologie et un autre sur un parcours spirituel personnel. Ce temps lui a permis de réaliser ses rêves et donc de prendre soin de lui, car il n’y a pas que l’alimentation qui compte.

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Réalisez vos rêves, ça fait du bien !

Leurs rêves étaient un système d’eau autonome, un système d’assainissement, aller plus loin dans le potager. Et là c’est Dominique qui s’en occupe intégralement, ce n’est pas si simple de s’occuper du potager tous les deux en même temps, ne serait-ce que pour l’esthétique… Didier intervient pour les travaux physiques.

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Didier et Dominique ont rédigé une charte où le côté esthétique est mis en avant, il n’était pas question d’avoir des poches plastique partout par exemple. Ils s’appuient sur la méthode Feng-Shui : lorsqu’il cherche une forme ou une couleur à intégrer, ils feuillètent un livre sur le Feng-Shui au jardin.

« Voici nos 2 hectares dont 1 hectare de bois. Au commencement poussaient des ronces au milieu des tas de bois.

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Ma compagne Dominique a démarré son potager là car cela lui semblait être le plus favorable. Il y avait beaucoup moins d arbres que ceux qui sont là aujourd’hui et on savait surtout pas quoi faire durant des années. Par exemple, que faire de ce mur ? et comment améliorer les choses pour que ce soit utile pour nous ?

Parfois on plantait des arbres qui ne poussaient pas car on ne savait pas planter des arbres !

En 2010, j’ai rejoint un groupe qui transmettait les savoirs pour que l’humain aille bien. Puis j’ai connu Terre & Humanisme avec qui j’ai suivi une formation « initiation en agro-écologie » sur 5 jours à Lablachère. À la suite de quoi nous avons changé nos pratiques de jardinage : j’ai retransmis les infos du stage à Dominique et nous avons mis en œuvre le non-travail du sol.

Depuis plein de changement : nous sommes devenus refuge LPO Ligue Protectrice des Oiseaux en intégrant la charte en favorisant les refuges, l’alimentation, l’accueil en préservant de vieux murs, mettant à disposition des points d’eau, protégeant des chasseurs. En effet, après déclaration en Mairie et Préfecture, les chasseurs savent qu’ils n’ont pas le droit de pénétrer sauf si on s’aperçoit d’une prolifération d’animaux indésirables pour les agriculteurs et les chasseurs, dans ce cas, nous prévenons les chasseurs. Nous sommes également membres du réseau des Jardins de Noé.

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Par exemple là-haut, c’est un grand nichoir pour chouette effraie, la dame blanche, quelques une nichent d’ailleurs, mais pas dedans, elles sont sous le toit … Nous avons deux portées par an. C’est bruyant mais on les entend moins depuis que l’isolation a été refaite. Il a fallu les protéger d’ailleurs pour ne pas les perturber ! À présent on entend des ‘chchchch… parfois elles sortent l’isolant…

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Un jour, une amie nous parle de la Permaculture… Découverte de la théorie de la Permaculture dont l’éthique nous a aidé à rédiger notre Charte : respect de la Nature, de l’Humain, et Partage. Le partage s’entend aussi par le partage des savoirs, et le fait de faire avec la Nature, les voisins, les amis, l’entourage.

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Puis j’ai enchainé sur le cours certifié de permaculture CCP de 72H avec Steve Read et Moilamain.

Je faisais de l’architecture de système d’information, et les principes de la permaculture me plaisaient en ce sens, je m’y retrouvais. J’ai fait un premier schéma de flux assez incompréhensible avec des flèches partout : les herbes pour le compost, le crottin des ânes, … recherche de tout ce qui pouvait être connecté et ce qui pouvait être amélioré, évolué… Ce schéma fût la base de nos grands projets.

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Le premier grand projet fût autour de l’eau car l’eau c’est la vie. Nous avons changé le système d’assainissement qui n’était plus aux normes. Nous voulions utiliser des plantes pour ce faire et avons suivi une formation : les bonnes personnes au bon moment. Du coup système de phyto-épuration et récupération d’eau de pluie de la toiture via des citernes enterrées. Le principe est simple : l’eau de pluie tombe sur les toits et est acheminée par des gouttières qui alimentent les citernes. Nous avons installé des pompes pour amener de l’eau des citernes. L’eau à ce stade est non potable, et nous avons installé 4 stades de phyto-épuration par les plantes pour la rendre potable. Trois citernes sont nécessaires, elles représentent 18m3. Grâce à un ami qui détient 30 ans d’observation et fournissait des données à Météo France, puis une observation quotidienne de la pluie, nous savons combien d’eau contiennent les cuves. Nous avons pris en compte les surfaces de toiture ainsi que les données qui révèlent que ici dans le Gers, nous ne passons pas 2 mois sans pluie. Nous consommons 38m3 d’eau par an.

Aujourd’hui, nous sommes autonomes en eau. Nous sommes 2 à la maison, et de temps en temps, nous accueillons la famille. Notre consommation augmente alors.

Les 3 citernes sont reliées entre elles par des vases communiquant, ainsi lorsqu’une se remplit, les 3 se remplissent en même temps. Pour éviter les dépôts et sédiments, nous avons installé un système d’oxygénation dans les cuves. Il y a un trop plein pour évacuer les excédents qui part dans le chemin et finit dans le fossé. Une pompe amène l’eau à l’intérieur. Le premier filtre est sur les gouttières pour récupérer les feuilles. Puis il y a le filtre à sédiment à l’intérieur qui filtre aussi les cailloux et le sable éventuel. Puis un filtre à chaussette de 10 à 50 microns qui se change régulièrement et lorsque l’eau prend une couleur verte. Puis vient le filtre à charbon actif pour que l’eau convienne pour le sanitaire. Et enfin, le filtre à osmose inverse dans la cuisine pour l’eau potable, avec un très petit débit car c est un système bélier  qui va remplir une bonbonne de 5 litres. On fait des tests pour vérifier l’eau sanitaire et l’eau potable.

Voici les poulaillers. Le petit sert en ce moment pour ces deux poules là. Elles sont à part car elles sont arrivées voilà une semaine. Donc elles font connaissance avec les 3 autres avant qu’on les lâche pour éviter les chamailleries. Les premières sont des retraitées de l’industrie agricole…

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Elles picorent les plantes environnantes en self-service, guidées par les filets que nous déplaçons. Le soir nous les fermons après qu’elles soient rentrées à la tombée du jour.

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Voici donc le potager. C’est la partie de Dominique.

Ainsi c’était ronces et tas de bois. Elle mit à la place 6 pieds de tomates qui ont fort bien poussé. Puis elle a planté petit à petit des vivaces comme les framboisiers par exemple, et les annuelles chaque année ! Elle pratique la rotation, de mémoire car elle n’est pas parvenue à maintenir un tableau écrit sinon c’est plus de l’écrit que du jardinage !

Elle utilise le compost fait à partir du crottin des ânes. Pas de travail du sol, éventuellement la grelinette. Nous avions fait 2 buttes selon la méthode Philippe FORRER pour la première, avec du bois dessous, et selon la méthode sandwich pour la seconde. Elle rajoute régulièrement sur les buttes et sur l’ensemble du potager des couches de compost ou de matière organique ou même de terre. Une troisième butte s’est créée à l’occasion de l’aménagement du parc pour les ânes où nous étions nombreux. Cela répond à plusieurs principes en permaculture : limiter les efforts, valoriser les ressources disponibles, un élément pour plusieurs fonctions. Sur cette butte pousse les végétaux pour les ânes. Les 2 premières buttes étaient aussi hautes, mais ça se tasse avec le temps.

Le plus gros travail au potager se fait au printemps, maintenant, vient le temps des récoltes et la mise en sommeil pour l’hiver, notamment le paillage ou le semis d’engrais verts selon les parcelles après une bonne pluie.

On distingue des belles de nuit, des asters, des amarantes dont raffolent les poules. Dominique récupère les graines de son potager pour les ressemer à la volée le moment venu.

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Ensuite, elle a adopté les carrés en potager. Toujours en gardant la technique de l apport de matière organique régulièrement, ce qui amène de la hauteur petit à petit pour éviter de se baisser de trop. C’est plus facile de déplacer des carrés que des buttes, si jamais l’emplacement n’est pas idéal. Par exemple, près de la maison, se trouve le carré des salades et des radis et des choses à cueillir quotidiennement. Elle a déplacé le carré d’aromatiques, conservé l’origan. Ici sont les oignons. Et puis elle mélange, par exemple, betterave et radis, pastèque, tomate. Elle laisse repousser du moment que cela ne porte pas préjudice aux autres cultures.

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Plein de choses repoussent, même dans le parc des chiens, comme les pieds de pommes de terre. Au printemps, nous récoltons quelques kilos de pomme de terre qui nous arrivent sans avoir rien fait, car lors des récoltes, il en reste toujours des petites en terre.

Voici Paco et Mistral, nos ânes, bon producteur de crottin ^^. L’avantage est qu’ils font leurs besoins toujours au même endroit ! Il suffit de déplacer un petit tas si l’on veut qu’ils fassent ailleurs.

Nous avons plus de légumes en hiver qu’en été. : les différents types de salades, les blettes, les épinards, les poireaux, les choux, les endives, par contre elle ne réussit pas les carottes… Ensuite, c’est du partage avec des connaissances, on s’échange nos épinards et blettes contre du potiron ou potimarrons. Cela permet de réduire les surfaces et le travail, et d’avoir quand même des légumes variés, surtout en hiver.

Notre récolte est suffisante pour nous deux, et même il en reste. Cependant, il nous arrive d’acheter, comme la rhubarbe par exemple. Ici elle vient difficilement par rapport à la Normandie d’où nous venons. C’est une plante de terre acide qui est ultra gourmande. Nous arrivons à peine à trois productions avec un pied ici.

Outre le potager qui est en perpétuelle évolution, nous avons développé le verger en 2012, sur cette prairie où peu d’herbes poussaient. Le lieu s’appelle le verger de Galadriel. Au début, nous voulions le faire dans le bois à côté, mais nous avions des ronces un peu partout. Après recherches et lecture du livre « Pour l’amour d’une ronce » de Bernard BERTRAND, nous avons conclu que les ronces sont extrêmement utiles, notamment berceau des arbres, mais aussi pour faire de la corde, des liens. Ensuite les ânes font le ménage, même si ils mangent les noisetiers ou les lauriers, ils font des passages en mangeant la ronce et l’herbe. Nous les guidons avec des fils de clôture pour éviter les risques de fourbure dont ils peuvent mourir suite à trop de nourriture riche, au printemps notamment.

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Nous sommes vigilants à leur alimentation. Nous les alimentons avec des feuillages d’arbres, noisetiers, frênes… etc, nous ne brûlons rien. Et même parfois lorsqu’il nous manque de la matière, nous allons récupérer les tailles de haie chez les voisins, pour les nourrir, et aussi pour les buttes, les lasagnes. La paille et le foin sont fournis par les voisins. Les ânes ont du foin l’hiver et le matin, ainsi que l’accès au bois de 1 ha tout le temps. D’ailleurs, on peut faire le tour du bois complètement grâce à eux. Donc le verger est tout jeune, il n’est pas tondu jusque fin août, ce sont les ânes qui s’en occupent.

Enfin, il reste une partie sauvage où nous laissons des petites allées à travers les petits arbustes ou les rosiers, qui sont entourés pour ne pas être dévorés par les ânes. Ensuite nous envisageons de semer des céréales, à voir, le temps de se renseigner et d’apprendre. Le temps pour l instant nous manque, il faut régénérer les prairies en ensemençant. Ça s’entretient. Il y a des plantes qui prennent le dessus, comme la chicorée, d’autres qui disparaissent, comme le bouton d’or, le tout c’est de limiter les invasives en les remplaçant par d’autres.

Alors au niveau du temps que cela nous prend, cela est variable. Par exemple, pour nourrir les prairies, je laisse le crottin des ânes dedans. Nous limitons les déplacements en utilisant les choses qui se trouvent sur place ou à proximité le plus possible. La grelinette, le paillage, cela nous économise également. Même si au démarrage des gourmandes, comme les poivrons par exemple, il faut un peu arroser. Les tomates qui se trouvent le long du parc des chiens, où il y a le voile blanc pour éviter que les poules piquent, par contre nous n avons pas arrosé de la saison. C’est un peu à l ombre, abrité par les arbres, éclairées par le soleil de l’est, le matin.

On peut partir une semaine, ça se passe bien, au pire, un voisin vient, surtout pour les ânes, on ne sait jamais si il se coince une patte… Et puis nous avons 3 chiens, plusieurs chats… Donc nous organisons nos absences avec des personnes connaissant les équidés.

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Le verger de Galadriel, chez Dominique et Didier Prudon – partie II – by Lo Stas

Vedette

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Allons voir la marre ! Nous l’avons creusée pour la phyto-épuration. Les massettes sont venues d’elles mêmes. Nous n’avons rien planté, cela s’est fait tout seul ici. Dès que nous avons fini la mare, 1 heure après, la première libellule est arrivée, puis les tritons, les grenouilles, nous n’avons rien mis.

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Voici le système de phyto-épuration : un projet que nous avions depuis très longtemps à coeur pour assainir l’eau. En 2011, le syndicat des eaux de la Barousse, dont nous dépendons, voulu que nous mettions aux normes l’assainissement. Nous avons trouvé un stage en chantier participatif avec Anne Rivière de l’association Eau vivante à l’époque. L’année suivante, nous proposions ce même chantier chez nous pour réaliser la phyto-épuration, nous étions 19 personnes.

preparation_stage_phyto_2012_032_480Cela nécessite d’avoir des toilettes sèches au préalable. Connaissez-vous le système des toilettes sèches ? Cela évite d’avoir ces eaux là, les eaux brunes, à traiter par la phyto-épuration. Quand les enfants étaient tout petits, nous étions allés dans un parc préhistorique où tout le système des toilettes était à base de plantes. Nous avons pensé que si cela se faisait dans un tel centre, ce devait être possible chez soi. Alors au début c’est drôle de déplacer des poubelles d’excréments, mais finalement on s y fait. On composte tout ça ici. (NDLR : Il faut vidanger le seau souvent selon sa taille et aussi savoir où le vidanger)

Nos toilettes sèches sont à l’intérieur. J’ai construit moi-même mes toilettes sèches adaptées à l’endroit où elles se trouvent. Ça peut s’acheter, mais ce n est pas toujours pratique. Cela dépend comment on peut récupérer le seau. Nous on le récupère par devant. Nous avons deux toilettes sèches dont l’un en cours de finition.

Notre phyto-épuration traite donc uniquement les eaux grises de la salle de bain, de la cuisine sans aucun produit chimique, que des produits écologiques, ainsi que nous l’expliquons dans cette vidéo.

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Nous avons du effectuer un terrassement important pour que ce soit de niveau, le principe de la phyto-épuration étant un système gravitaire. C’est à dire que le premier bassin de récupération est plus haut que les suivants. Dans l’idéal, il le faut proche de la maison. Nous n’avons pas pu faire cela du coup nous avons des pompes pour amener l’eau aux bassins. Le niveau de l’eau y monte, est filtré par les bactéries vivant autour des racines des plantes, et quand cela déborde, c’est canalisé vers les bassins suivants plus bas. En tout, nous avons 4 bassins, circulaires c’est important.

Le nombre de bassins se calcule en fonction du nombre d’habitant : 1,50 M2 par habitant. Les 2 premiers bassins contiennent des phragmites, roseaux communs qui ont de profondes racines et permettent ainsi une excellente filtration. Ils contiennent aussi de la pouzzolane, roche volcanique présentant énormément de cavités par rapport aux galets, afin d’accueillir un maximum de bactéries responsables de l’épuration. Ces deux bassins sont régis par des vannes et on envoie sur l’un des deux bassins chaque semaine pour éviter une saturation. Chacun de ses deux premiers bassins décante une semaine donc. Ensuite, le trop-plein est reversé dans le troisième bassin, puis le quatrième et enfin dans la mare.

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Nous trouvons là des joncs des chaisiers, des iris, et encore d’autres. Dans le quatrième, qui était facultatif, il y a de l’eau mais si besoin, on pourrait rajouter de la pouzzolane et des plantes. Pour vérifier la qualité de l’eau, il faut s’adresser à des laboratoires en leur demandant simplement de vérifier les quantités de ceci ou cela, sans rien préciser sinon ils refusent. La présence des animaux justifie la qualité de l’eau, tels que triton, crustacés… (NDLR : ce sont des bio-indicateurs).

À la place des roseaux, on peut aussi utiliser des cannas, c’est ce qu’Anne Rivière est en train de tester. En effet, les roseaux sont envahissants et c’est difficile à retirer, très physique même avec la grelinette. Les cannas sont semi-gélifs, mais si on utilise quotidiennement la phyto, on envoie de l’eau plutôt tiède. Le paillage est possible par dessus la pouzzolane. D’ailleurs en hiver lorsqu’on élimine le trop plein de plantes, on laisse un peu sur place pour faire une protection.

Après le souci que nous avons, c’est de garder le côté esthétique. Dans les plantes aquatiques, nous avons aussi du comestible : des menthes, … Cela participe à la biodiversité car accueille beaucoup d’insectes, des grenouilles, des tritons marbrés, des salamandres…

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Voici donc les bassins sont des abreuvoirs à chevaux, 50cm de profondeur entourés d un cercle de pouzzolane puis d un cercle de galets. Les cercles sont réalisés en tôle, on les remplit au fur et à mesure, pouzzolane et galets, et on remonte les cercles en même temps jusqu’à les enlever. Il y a des regards pour vérifier la couleur de l’eau, la turbidité. Il faut que l’eau soit claire en sortie. L’eau n’est jamais en contact avec l’air, ainsi pas de moustiques. Si il pleut, cela ne gêne en rien.

Maintenant allons voir le composteur de toilettes sèches. Nous vidons les eaux des toilettes ici, dans le bac du milieu. L’odeur est tout à fait supportable. Dans les seaux on met des copeaux, pas de la sciure car cela compacte et c’est plus lourd. (NDLR : en utilisant des seaux plus volumineux, les vidanges sont plus espacées, mais il faut ensuite porter les seaux à deux en raison du poids). Lorsque nous transportons les seaux, cela ne sent pas mauvais. Hier j’ai vidé 2 seaux, cela ne sent rien d’autre que du bois. Donc nous avons 3 bacs : on vide les seaux dans le premier et quand il est plein, on remplit le second bac, etc…. Ça réduit énormément. Ça composte entre 12 et 18 mois. Puis on l’utilise pour engraisser le jardin ainsi que le potager. Ce n’est pas pire que le fumier de cheval ou de vache, d’autant que pour l’heure, nous ne prenons aucun médicament !

Pour les copeaux de bois, pendant longtemps nous avions une scierie à 10km à présent fermée. Nous utilisons depuis des copeaux non traités pour litière de chevaux, un sac nous tient 2 mois. C’est important que ce ne soit pas traité car ce sont les vers de compost qui font le travail si ils ne sont pas intoxiqués.

Pour le bois aucun problème grâce à notre mini forêt, petit bois. D’ailleurs on y trouve quelques champignons, des bolets…

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Nous avons planté toutes les haies en bordure du terrain, des arbustes qui fleurissent au fur et à mesure des saisons pour un étalement de la floraison, et aussi que ce soit des variétés locales, avec l’aide de Arbres et Paysages 32 dans le Gers. Il fallait que ce soit joli, que cela permette aux oiseaux de manger et nicher, que ce soit mellifère pour les pollinisateurs. Il existe aussi Arbres et Paysages 31 en Haute-Garonne.

Ces haies étaient importantes pour le vis-à-vis, pour les interfaces avec le vent, pour les cultures étagées dans l’espace, car le bois est réservé pour les ânes et de toute façon, nos essais de cultures n’ont pas été concluant dans le bois. Les haies protègent aussi le verger sinon les bêtes sauvages se servent…

J’avais oublié une fois de protéger la grande butte, et toutes les courgettes ont été mangées… mais elles ont réussi à repousser !

C’est pour ça que les poules sont parquées, elles ont un grand parc en filet que l’on déplace, par exemple au printemps autour des noisetiers pour gratter le sol et manger les petites bêtes comme les balanins qui nichent dans le sol en hiver et après viennent pondre dans les noisettes… Les merles en sont très friands.

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Nos chats mangent les rongeurs.

Tout est prévu pour limiter, non pour éradiquer. Nous laissons faire la biodiversité. Les crapauds mangent les limaces, qui sont mangées par d’autres bêtes, comme les carabes par exemple… Les vers luisants mangent les escargots. Un observatoire est mené par Noé conservation.

IMG_7784Ici quelques pieds d’amarantes. (NDLR : Elles sont comestibles, jeunes feuilles comme graines. Par exemple pour faire de la purée rose : récolter les jeunes feuilles, les cuire en persillade et les mixer avec des pommes de terre vapeur. Ou cuire les jeunes graines avec les pommes de terre à l’eau et mixer. Tout simple. Recette de Stella. L’amarante se mange comme les épinards, même famille. Ou encore une bonne poignée de jeunes feuilles sautées à l’ail en farces dans des gros champignons, miam miam !)

Dans le bois de 1 hectare nous avons des noisetiers, des frênes, du noyer, de l’aubépine, des chênes, du laurier, du prunelier, du genêt…. C’est notre zone 5, la zone sauvage d’observation où les ânes ont accès. Nous avons testé tout récemment une plantation d’un pommier pour voir ce que cela donne en sous-bois, c’est la seule chose que nous y avons plantée, sinon c’est sauvage.

Nous avons entouré de fil de clôture pour guider les ânes, ainsi que nos petits-enfants…

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Nous aimerions avoir un chauffage rocket-stove, poêle de masse, dans la maison, mais cela semble difficile à adapter, donc nous ne l‘avons pas. Nous avons un poêle à granulés mais qui demande de l’électricité, ce n’est pas le top.

Le Maire est venu voir notre projet. Cela semble l’intéresser, à suivre…

Allons goûter le merveilleux gâteau de Dominique et son sirop de fleur de sureau

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Merci pour ta contribution photo 😉

Si l’abeille disparaissait de la surface du globe…

Nature ordinaire, nature extraordinaire !

…l’homme n’aurait plus que quelques années à vivre. Cette phrase attribuée à Albert Einstein est largement reprise sous diverses variantes par les défenseurs des abeilles et de la nature dans des communiqués de presse, brochures, dépliants et autres documents de communication. Elle apparaît jusqu’au générique de fin de Nos enfants nous accuseront, un film documentaire consacré aux problèmes posés par l’agriculture conventionnelle sorti en 2008,

Une citation doublement fausse…

La prédiction est angoissante et son auteur présumé un solide garant de sa véracité puisque ce fut l’un des plus grands scientifiques du XXe siècle. D’où son efficacité apparente pour soutenir le message de ceux qui se battent pour faire prendre conscience au grand public et aux autorités du drame que représente la disparition des abeilles. Efficacité apparente seulement, car cette citation est doublement fausse.

D’abord parce que les deux tiers de la production agricole mondiale ne dépendent pas de…

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Planter des fruitiers en «guild»

Le compagnonnage aussi appelé « guilde »

Mycorhize

En Anglais « guild » signifie confrérie ; une guild est une association d’assistance mutuelle et d’entraide.

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La plantation en guild c’est l’art de connaître les plantes qui aiment pousser ensemble. En effet les plantes sont des créatures très sociables et ont souvent un effet bénéfique pour leurs semblables, contrairement aux interprétations du genre humain telle que « L’herbe sous les fruitiers pompe l’eau et les nutriments de l’arbre ».

Ils ne rentrent pourtant pas dans la même catégorie, le fruitier va rapidement pomper dans les couches profondes du sol et remonter sans effort ce dont les plantes couvre sol ont besoin.

Une autre idée préconçue : les acacias (Robiniers) sont envahissants et empêchent la forêt dite «  Native » (terme purement inventé par la psyché humaine) de pousser normalement.

En fait les Robiniers font partie de la famille des fabacée, leur croissance et leur capacité de colonisation rapide en font une des espèces les plus efficaces…

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Le Jardin du Graal de Philip FORRER

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By Lo Stas

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En ce dimanche 11 juin 2017, ensoleillé et caniculaire, nous avons apprécié la fraîcheur du grand Jardin du Graal, chez Philip FORRER, dans l’AUDE.

À l’entrée du lieu-dit, une grande forêt défile. Le chemin est jonché de troncs soit à droite, soit à gauche. Philip nous expliqua, plus tard dans la journée, qu’il déplace ces troncs de temps en temps, afin que les véhicules ne roulent pas toujours au même endroit, et ne déforment le chemin.

Au bout de dix minutes de ce paysage forestier, enfin, nous découvrons le lieu magique. Des panneaux nous invitent vers le Jardin, derrière la grande maison divinement restaurée sur deux étages. C’est de ses propres mains que Philip l’a entièrement rénovée, depuis 34 ans qu’il réside sur les lieux. Il nous montra plus tard dans la journée, les photos de ce mas en ruine dans les années 80.

Le Jardin se dévoile à nos yeux en un grand parc où les différentes parties sont agencées harmonieusement. Philip nous attend et nous accueille autour d’une de ses bonnes tisanes sauvages, sous le grand frêne qui prône à l’orée du jardin. Le pépiement joyeux des oiseaux rythme la course des abeilles solitaires entre les massifs. Philip nous narre alors les légendes du Graal. Face à nous, des ruches vides que Philip a conservées depuis plus de 34 ans ; il était apiculteur avant son emménagement dans l’AUDE.

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Ensuite, Philip nous emmène pour une délicieuse balade gustative surprise où les saveurs des légumes sauvages, des fleurs, des fruits, colorent nos papilles, nos ventres ainsi que nos esprits. La douceur des pétales d’hémérocalles et des roses trémières, le subtil parfum de la mélisse de Moldavie et du fenouil, le léger piquant des graines de moutarde, le puissant du raifort, le poudreux du chénopode multicolore, le citronné des oxalis, le tonifiant des jeunes graines d’ortie, le chatoyant des pétales de roses, et même le verdoyant des petits pois, nous révolutionnent autant que la vue des gigantesques plantes qui s’épanouissent en ce lieu.

Puis il nous explique sa technique des buttes. Il creuse le sol et y dépose des troncs de pin et/ou sapin morts et pas encore en état de décomposition, ensuite il remet la terre en respectant l’ordre des couches. Enfin, il recouvre d’un mulch de tonte du jardin et d’aiguilles de pin et de sapin. « Cette technique peut se faire sur n’importe quel sol, pour produire du sol en 6 mois en situation humide que ce mulch favorise. » Philip n’arrose jamais alors qu’il a des mares à proximité.

Nous arpentons le long des sinueuses allées les pieds nus. Il précise : «  Je veux parler d’Énergie, je voudrais dire qu’il est, selon ma propre expérience, important de marcher si possible pied nu, car l’énergie reçue par la tête peut seulement être utile si cela peut s’écouler vers la terre. Nous sommes de cette manière branchés, connectés, nous sommes entre le plus et le moins, électriquement, et c’est profitable pour notre énergie. Si vous branchez seulement un fil dans la prise électrique, pas de lumière, ou pas un appareil qui fonctionne, il faut deux fils, donc si nous sommes isolés par des bottes ou chaussures modernes, notre énergie sera puisée de notre propre corps, notre batterie se décharge lentement et on se sens inutilement fatigué. »

Il poursuit : « Pour la terre, la lumière solaire est vitale, sans lumière, pas de vie sur terre, le soleil est source d’énergie, le représentant du créateur pour la terre.

Si on couvre les panneaux photovoltaïque avec des vêtements, pas de production d’électricité, si on couvre les plantes du jardin avec des vêtements, les plantes vont blanchir et mourir, idem pour les humains, si on se couvre trop, résultat, on se coupe d’une grande source d’énergie. On ne s’imagine pas ce qu’on manque comme énergie, donc captez le plus possible la lumière avec votre corps.

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Sous le mûrier noir Morus nigra L.

Une autre source d’énergie importante est la respiration consciente : lentement, on peut ancrer la respiration sur une mélodie ou sur des paroles d’un chant qui dure souvent 7 secondes ; donc inspirer 7 secondes, retenir 7 secondes, expirer 7 secondes, bloquer 7 secondes, etc etc. Si c’est trop, au début, on peut commencer avec moins de secondes.

Ces sources d’énergie sont gratuitement disponibles partout, c’est une énergie inépuisable. »

Ainsi, pour son jardin également, Philip utilise ces énergies qu’il capte grâce à des antennes qu’il fabrique et à des aimants (de micro-onde entre autre exemple). Ce n’est pas de l’électroculture ni de la magnétoculture, insiste t il et « les gens vraiment curieux de la théorie sur l’électroculture peuvent voir sur internet et Rustica de 1978 http://www.bargainorgonite.com/wp-content/uploads/2013/05/OK_electriser_le_potager_1978.pdf »

Donc Philip place des antennes de 2m50 en cuivre et zinc, sur les buttes ; le sol contient du silicium qui est conducteur. « C’est le zinc qu’il faut utiliser car le fer ou l’aluminium sont fortement électro négatif ; donc le ciel est électro positif et le zinc de l’antenne absorbe l’énergie. Puis le cuivre conduit vers le sol qui est électro négatif dans la plupart des cas, pas toujours, mais souvent il est électro négatif et il va redistribuer toute cette énergie au travers du sol. L’antenne fait aussi osmose, elle attire l’humidité du sol grâce à l’électricité juste assez pour la survie des plantes : c’est l’électro osmose. Cela réduit fortement les besoins en arrosage. Connaissez-vous le Pr G.Lakhovsky ? Il existe aussi l’effet Lakhovsky. »

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« L’antenne est un arbre qui ne fait pas d’ombre. Chaque arbre est une antenne qui reçoit et donne l’énergie dans le sol. Mais si il y a trop d’ombre, on ne peut pas faire les buttes sous l’arbre. Avec l’antenne, la même quantité d’énergie arrive dans le sol, et vous pouvez cultiver parce qu’il y a le soleil en plus. C’est une question d’électricité, si on coupe l’électricité, l’arbre meurt, la sève ne monte plus. »

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Philip a constaté que ces techniques doublent ses récoltes. « Les buttes sont comme des mini centrales où s’échangent les électrons entre Terre et bois de sapin ou d’arbres, entre Terre et couche végétale, entre couche végétale et plantes qui y poussent. Les buttes font rayonner de Bonheur et produisent l’Abondance, même en hiver. Cet hiver j’ai ramassé une salade qui pesait 5kg la pièce malgré -10°c ! »

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Puis nous poursuivons notre découverte à la rencontre de toutes ces fabuleuses plantes géantes qui se déploient sous l’énergie solaire rayonnant en ce lieu. La passion de Philip pour Dame Nature flotte dans les airs et tout autour de nous. Nous voyageons sur les chemins entre les buttes où les légumes, racines, bulbes, à feuilles ou à graines, plantes à fleurs se côtoient. C’est un joyeux fouillis où espèces vivaces, sauvages, médicinales, annuelles se ressèment à leur bon gré, mêlent savamment leurs couleurs. Parfois Philip pratique un semis ici, une plantation là, mais son Jardin reste seul maître à bord.

« Certaines plantent, non consommées, fleurissent et montent en graines. Ainsi, les cardons dont les têtes se consomment comme celles de son descendant l’artichaut, et ont plus de goût que ce dernier. Les tiges de cardons, appelées cardes, aussi se consomment, c’est pareil pour l’artichaut, une fois blanchi, on enlève les fils, et on les cuit en vapeur. On peut aussi les utiliser crues en jus, c’est très agréable à boire, été comme hiver, tout le temps. J’ai encore de très grands cardons l’hiver. Par contre les feuilles ne se consomment pas, elles sont très amères. »

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« Dans les buttes, tout est creux. C’est lié à la présence des rongeurs mais ils ne font pas beaucoup de dégât. Ils ont mangé un pied d’artichaut cette année. Pourtant j’ai beaucoup de rongeurs. Avant, j’avais des buttes en pyramides dont une grande de 3 mètres de hauteur. Daniel Fargeas ‘Les fiches écologiques’  était un vieil ami. Il a trouvé un livre pendant la guerre, écrit par un officier français durant l’occupation des terres africaines, qui parlait d’un peuple qui ne travaillait pas, et qui, une fois leur habitat en bois local conçu, faisaient des jeux et l’amour. Ils ne cultivaient rien grâce à leurs buttes. Tout autour des cabanes, il y avait des montagnes de buttes, ils y jetaient tous leurs déchets et ils vivaient l’Abondance. Ils ne vivaient que de ça. Daniel n’a pas retrouvé le livre, et je ne connaissais pas les dimensions de ces buttes. De retour chez moi, j’ai donc fait des pyramides de bois et d’arbres, de 3 mètres de hauteur, j’ai mis des planches pour monter les brouettes, j’ai recouvert avec la terre et tout ce que j’ai trouvé comme des ronces broyées. Et puis je me suis retrouvé en Afrique ! Vraiment inimaginable ! Des plantes grandes, gigantesques ! Parce que j’avais fais les pyramides, orientées Nord-Sud aussi. Quand je touchais le sol, il y avait une avalanche de petits vers de terre qui sortaient car ils pensaient fuir les petits rongeurs. Avec le temps, les rongeurs ont fait un château dedans et à la longue, ils ont mangé toutes les racines. Donc j’ai tout démonté et j’ai fait 16 petites pyramides. Très bon résultat, mais pareil, à nouveau des châteaux pour les rongeurs, des cylindres de grandes galeries. Et de nouveau, dans toutes les pyramides, toutes les racines étaient bouffées. Potimarrons, courgettes, morts. J’ai tout démonté et à présent les buttes sont en longueur, dans n’importe quel sens, Nord-Sud, Est-Ouest. Je trouve encore des galeries dans les buttes mais plus aucun dégât comme avec les pyramides. L’an dernier, j’ai trouvé une seule pomme de terre qui a été grignotée. C’est tout, ils ne mangent plus les racines des plantes. Ils mélangent la terre d’origine avec le broyât. L’arrosage attire les rongeurs. »

Le soleil au zénith, nous retournons sous le grand frêne partager le repas et écouter Philip nous conter son Jardin secret.

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Il dit : « j’ai oublié de vous parler de ce qu’est le résultat des  actes conscients : chaque pas pieds nus conscients est une sensation de premier ordre. En faisant de telle manière que l’avant pied touche d’abord le sol, à la suite on se sent porté vers l’avant et très léger. Pour la respiration consciente, chaque respiration donne un état de merveille dans tout le corps. On connait bien la sensation quand on s’expose aux lumières à la plage, sensationnel ! Ces trois sensations donnent une autre dimension à la vie auparavant inconnue pour peu qu’on sache y prêter attention. Selon moi c’est important pour la paix intérieure et ensuite se propage autour de chacun. À noter que la respiration consciente est la plus difficile car nos pensées ne veulent absolument pas être mises de côté, la pensée veut nous dominer, nous occuper en permanence. »

Philip FORRER est à la fois paysagiste, artiste et doux rêveur qui se laisse porter sur les ondes magnétiques au cœur de son Paradis terrestre. Il nous a offert un voyage vers le Graal, parmi de sacrées plantes. Nous étions comme suspendus au-dessus des airs colorés de lumière dans cet écrin de verdure. Ce joyau horticole nous a tous enchantés. Cette promenade nous aura t elle aidée, entre visible et invisible, à mi chemin entre le réel et l’imaginaire, dans notre quête d’identité spirituelle ?

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 » Le mythe est à la base de tout, et celui-ci est plus fort que l’Histoire. » G.Moigne.

Article de Lo Stas, membre Perma’Sol permaculture de l’Association des Jardiniers de TOURNEFEUILLE 

Tous les textes inscrits entre guillemets sont les paroles texto de Philip FORRER sauf la citation de G.moigne.